Un Idiot à Paris
Titre : Un Idiot à Paris
Année : 1966
Réalisateur : Serge Korber
Scénario : Serge Korber, Jean Vermorel
d'après le livre de René Fallet
Acteurs : Dany Carrel (Juliette, dite "la Fleur")
Jean Lefebvre (Goubi)
Bernard Blier (Léon Dessertine)
Philippe Avon (François Flutiaux)
Robert Dalban (Patouilloux)
Jean Carmet (Ernest Grafouillères)
Bernadette Lafont (Berthe Patouilloux)
Lucien Raimbourg (le père Catolle)
Jeanne Perez (la mère Catolle)
Durée : 1h30
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Rating:
Note Moyenne: 9,5/10
Nombre de Votes: 8
Résumé:

Lâché en plein Paris par deux mauvais plaisantins de son village, un provincial simplet découvre l'amour.

Enfant de l'Assistance publique, Goubi a été élevé par le père et la mère Catolle. Considéré comme l'idiot de son village de Jaligny-sur-Bresbres, dans l'Allier, il rêve depuis toujours de voir Paris, la tour Eiffel et Montmartre. Deux gars de la commune ont un jour l'idée de le faire boire et de le transporter jusqu'à la capitale, inconscient, au milieu des choux qu'ils vont livrer aux Halles. Lorsqu'il revient à lui, Goubi met un certain temps à réaliser où il se trouve, puis décide de partir à la recherche de la tour Eiffel. Or voici qu'une jolie jeune fille, Juliette, lui offre très aimablement de monter dans sa voiture...


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(publié sur le site)

Dialogues: Un Idiot à Paris

- Monsieur Graffouillères, vous êtes z'un meneur !... Une grève-surprise ? Bravo... Trente tonnes de barbaque sur le carreau alors qu'on crève de faim à Chandernagor ? Hourra... Monsieur Graffouillères, vous êtes z'un meneur et vos p'tits camarades des inconscients !... Vous semblez oublier, en effet, mes amis, que vous n'êtes que des salariés, c'est-à-dire les êtres les plus vulnérables du monde capitaliste ! Des chômeurs en puissance ! Le chômage... Le chômage et son cortège de misères... Y avez-vous pensé ? Finie, la p'tite auto, finies, les vacances au Crotoy, fini l'Tiercé... C'est pourquoi, mes amis, si vous avez des revendications d'salaire à formuler, vous m'adressez une note écrite et j'la fous au panier et on n'en parle plus. Nous sommes bien d'accord ?
B.Blier

- Je suis ancien combattant, militant socialiste et bistrot... C'est dire si, dans ma vie, j'en ai entendu, des conneries !
R.Dalban

- Le micheton d'aujourd'hui, c'est p'us avec nous autres qu'y s'envoie en l'air, c'est avec Couderc, Chapatte et Zitrone...
D.Carrel

- Ça commence bien, les fous sont lâchés !... J'vais vous dire un truc, moi ! Si j'étais les Poulets... Les vioques, les infirmes, tous les mecs nases... À la poubelle !... Enfin, p'us d'permis, quoi !... Et çui-là, il est pas beau ?!... Deutschland, ça m'étonne pas... Je vais vous dire autre chose... C'qui congestionne, c'est l'surplace... Un mec qui roule vite, même si y repasse un connard de temps en temps, c'est pas grave... Ça dégage... T'avance, toi, pédé !... Nederland, ça m'étonne pas... C'est pas un crime de voir ça ?... Et l'autre-là... À quoi qu'y pense... Affole-toi, éh, Viande-à-Pneu ! Peigne-moumoute !... Voyez-vous, Monsieur, dès qu'on prend le volant, on est entouré que d'saloperies...
A. Pousse

- (Le HLM) C'est l'enfer conditionné. On y joue du pick-up, du transistor, de la télé... Quand on fait sonner le reveil, y'a le voisin du dessous qui crie "entrez"... On frappe au plafond, au mur... On est deux mille fous, plus qu'à Saint-Anne... Et pourtant, on a tout pour être heureux... Le chauffage pulsé, des frigidaires, un parking reservé, mais pas de murs, des cloisons!.. La nuit on entend grincer les cosy-corners...On entend la France qui se repeuple...On pense à la Chine... On voit des dragons au plafond.
Y.Robert

- Je suis pas mendiant. j'ai jamais eu de sous de personne... Même quand je travaillais.
J.Lefebvre

- Personne au monde n'empêchera les gens de parler dans ton dos. Le principal, c'est qu'il se taisent quand tu te retournes.
D.Carrel

- Bientôt tu verras, y'aura plus de fleurs du tout, parce que y'aura plus de terre, rien que du ciment. Plus d'herbage, plus de forêt, rien que des rues. Pourquoi faire des rues puisque y'aura personne dedans, y seront tous devant leur télés.


Commentaires


Je trouve ce film tendre, si Audiard n'avait pas signé les dialogues, ça aurait été un mélo. Mais vu la brochette de furieux qui accompagnent l'escapade parisienne de Goubi (j'suis le champion du bidon!) ne laisse pas indifférent. J'aime beaucoup ce film.
DOVNIC-NIK (6/03/2005)


Un film culte. Mais (ya pas de mais!!!!!!!!!!!!!!) les cinq repliques de Bernard Blier font tout le film à mon gout. Sinon c'est un film plein de vérités et surtout plein de tendresse tourné d'accord avant mai 68 car pour les répliques de Bernard Blier à propos de la grève ca aurait un peu grincé. Les repliques de Bernard Blier sur l'assistance publique sont géniales! Surtout lorsqu'il demande à la Fleur si elle ent est?et qu'il lui repond "CA M'ETONNE PAS QUE TU AIT MAL TOURNEE"
Stephane Nicolo (2/02/2005)

Heureusement qu'on peut connaitre René Fallet par Un idiot à Paris de Serge Korber. Si nous ne le connaissions que par le navet "la soupe aux choux" ce serait bien triste.
Isabelle Dolci (23/12/03)

Rarement le Goubi fut aussi bien interprêté, l'idéal jalinois aussi bien expatrié dans de lointaines contrées ... Manque ben un chit'peu d'accent. Pôv' Bredin qu'a trouvé la gloire !
Et je m'y connais en bredinerie.
Denis Piarotas (15/03/03)

Personne môôôsieur, nan personne j' vous l'dis, ne joue mieux du bidon que l'grand goubi!
Highway Studios (8/01/2003)

C'est de l'absinthe à l'état pur avec les dialogues dequi l'on sait .
Jean Lefebvre excellent dans un role que n'aurait pas dédaigné Bourvil .
Moment gigantesque ,la demande en mariage du Goubi.
Pour moi c'est un film culte.Si je dois noter ce film :19/20 en saquant
Jean Paul Calmettes (11/11/2002)