Rue des Prairies
Titre : Rue des Prairies
Année : 1957
Réalisateur : Denys de la Patellière
Scénario : Denys de la Patellière, Michel Audiard
d'après le livre de René Lefèvre
Acteurs : Jean Gabin (Henri Neveu),
Marie-José Nat (Odette),
Claude Brasseur (Loulou),
Roger Dumas (Fernand),
Renée Faure (Maître Surville),
Dominique Page (Josette),
Roger Tréville (monsieur Pédrell),
Paul Frankeur (Ernest)
Durée : 1h27
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Note Moyenne: 9/10
Nombre de Votes:2
Résumé :

Un enfant adultérin donne du fil à retordre à son père adoptif qui continue, malgré les difficultés quotidiennes, à l'aimer comme son propre fils.

Après deux ans de captivité, Henri Neveu rentre chez lui. Sa femme vient de mourir, lui laissant deux enfants nés avant la guerre et un nourrisson dont il n'est pas le père, Fernand. Malgré son chagrin, Henri considère dorénavant qu'il a trois enfants et s'en occupe parfaitement. Mais en grandissant, Fernand s'avère turbulent. Son père voudrait le voir poursuivre de longues études, pour qu'il ne finisse pas contremaître, comme lui. Fernand, loin de combler les souhaits d'Henri, se fait renvoyer des établissements scolaires qui l'accueillent. Son frère, Loulou, devenu champion cycliste, et sa soeur, Odette, qui se croit promise à un riche quadragénaire, sont jaloux de l'intérêt que lui porte, malgré tout, leur père.

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(publié sur le site)

Dialogues: Rue des Prairies

- J'te dis pas qu'ton fils a pas gagné ! Je te souligne seulement que Martin l'a surpris au démarrage, y'a une nuance !
- Surpris, surpris ! Tu m'as l'air surpris, toi !... Tiens, quand tu causes vélo, c'est comme si moi, ch'causais élevage de poules, t'y connais qu'dalle ! Alors !
- Ben, j'ai tout d'même vu passer le Tour de France pas plus tard que c't été, en haut d'l'Isoar, à part ça ...
- Oui, c'est bien c'que j'dis ! T'y connais qu'dalle, tu confonds tout !... Primo, monsieur, la Cypale, c'est pas l'Isoar ! Secundo, voir passer une course, c'est peut-être un spectacle, mais question bagage technique, zéro !
- J'ai quand même vu Charly Gaul!
- Charly Gaul, Charly Gaul... Bon, c't un bon coureur, d'accord, bon, ... Pis, dis donc, eh ! Si tu veux parler d'la route, alors j'peux t'prendre là-dessus, parce que j'en connais un p'tit bout !... Et pis j'peux t'dire qu'y'en a eu d'autres, des coursiers, avant M'sieur Charly Gaul ! Et pis des drôles de coursiers !
- Pas des fantaisistes !
- Ah, oui ! Je veux ! T'as jamais entendu parler d'Monsieur Christophe, le Vieux Gaulois ! De M'sieur Alavoine ! De M'sieur Thyss ! Sieur ! Lambeau ! De M'sieur Notia !... Et je n'parle pas d'Henri !...
- Henri qui ?
- Oh... Merde, mec !... Henri qui, qu'y demande, le lavedu !... Mais Henri Pelissier, Monsieur ! Pis à c't'époque-là, y avait pas d'dérailleur !... On retournait sa roue pour le grimper, votre Isoar ! Seulement ça, c'est d'l'histoire... Ça s'apprend pas en vacances au bord des routes !...
- J't'en fiche ! J'voudrais bien l'voir dans l'Isoar, moi, tiens !
- Oh, quel con, c'mec-là ! Prends-le un peu, tiens, y m'essouffle !
- Écoute, mon vieux... On causerait politique -que tu t'paumes dans les étiquettes- on admettrait... Mais le sport, c'est un truc propre. C'est pourquoi quand tu compares les sprinters et les grimpeurs, les pistards et les routiers, ben tu mélanges un peu les pédales...
- Tiens, c'est comme si t'additionnais les oiseaux avec les lévriers... Faut pas avoir été beaucoup à l'école, non ? Tiens, dis donc, Gildas, donne nous donc l'der, là !
- Non ! C'est ma tournée !... D'accord ?
- C'qu'on t'a dit, c'est pour toi. C'est pour qu'à l'avenir, si t'as à causer d'bicyclette, ben, tu débloques moins !
P.Mercey/J.Gabin/P.Frankeur

-Si c'est toujours les mêmes qui gagnent, y'a jamais de revanche
A.Adam

- Oui, t'aimes surtout sa voiture et son carnet d'chèques ! La distinction, c'est en plus !... Seulement à ton âge, on n'couche pas avec un type de plus d'cinquante piges sous prétexte qu'il est distingué !
- Oui, et bien ch'te jure pourtant qu'ça a son charme !
- Dans un salon ou dans les affaires, peut-être, mais dans un plumard, sûrement pas !
J.Gabin/M.J.Nat

- Tu crois que c'est marrant à mon âge de potasser la carte économique de l'Europe ou d'apprendre en combien de temps se vide une baignoire?
- Eh bien, c'est peut-être comme cela, qu'un jour, t'auras une salle de bain.
M.J Nat/J.Gabin

- Michel Ange peignait les plafonds, y faisait pas les parquets.

- Quand t'arrives au bout de deux ans et qu'on t'attend pas, on sait jamais pour qui elle est, la surprise.


Commentaires


MA-GNI-FIQUE !!! et encore, je me limite dans les louanges.
Quand je pense que la nouvelle vague se permettait de mal juger ce genre
de films.
Dans 200 ans on reverra encore ces odyssées Audiardo-Gabinesque, un peu
comme du Mozart alors que la vaguelette se sera tarie depuis belle lurette.
La preuve en est de toute cette jeunesse autour de nous qui découvre et
transmette autour d' eux ce cinéma commercial qui n' avait que l'
ambition de nous distraire.
Le père Neveu n' en finira jamais de nous délecter de sa faconde sous
les traits d' un Gabin immense acteur qui nous manque tant.
Norbert Arbib (16/07/07)

Je trouve que ce film est trop meconnu, c'est du meme genre que : Les vieux de la vieille ou Le cave se rebiffe. Gabin est au top et les dialogues sont vraiment merveilleux ! La scene ou Gabin va chercher Marie Jose Nat dans un hotel et ou il decrouvre qu'elle est avec un vieux du meme age que lui, est sublime, quels dialogues entre les deux ! Je dois avouer que des films comme celui-la me font toujours chaud au coeur, c'est le Paris des annees 50-60 avec des scenes et des dialogues qui me rappellent ma jeunesse. Paul Frankeur etait aussi un tres grand acteur qui pouvait dire du Audiard comme personne, heureusement qu'il nous reste tous ces films pour retrouver une certaine joie de vivre .....
Eldbjørg Knutsen Hano (23/03/2005)