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Les Tontons Flingueurs
Titre : Les Tontons Flingueurs
Année : 1963
Réalisateur : Georges Lautner
Scénario : Georges Lautner, Albert Simonin
d'après le livre d'Albert Simonin
Acteurs : Lino Ventura (Fernand Naudin)
Bernard Blier (Raoul Volfoni)
Francis Blanche (Maître Folage)
Jean Lefebvre (Paul Volfoni)
Sabine Sinjen (Patricia)
Horst Frank (Théo)
Claude Rich (Antoine Delafoy)
Jacques Dumesnil (Le Mexicain)
Robert Dalban (Jean)
Dominique Davray (Mme Mado)
Anne Marescot (une fille)
Charles Régnier (Tomate)
Mac Rooney (Bastien)
Venantino Venantini (Pascal)
Henri Cogan (Freddy)
Pierre Bertin (Adolphe Delafoy)
Georges Nogaroff (Vincent)
Philippe Castelli (le tailleur)
Paul Mercey (Henri)
Yves Arcanel
Charles Lavialle
Jean-Michel Derot
Paul Meurisse
Durée : 1h32
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Note Moyenne: 10/10
Nombre de Votes: 176
Résumé:

Pour protéger la fille et les intérêts d’un de ses amis défunts, un truand "à la retraite" est contraint de reprendre du service.
Ex-truand aujourd'hui rangé, Fernand Naudin dirige une usine de tracteurs et mène une vie paisible, jusqu'au jour où il reçoit un télégramme de Louis, alias "le Mexicain", un vieil ami qui l'appelle à son chevet. Avant de rendre son dernier soupir, Louis charge Fernand de mettre de l'ordre dans ses affaires et de s'occuper de Patricia, sa fille, qui n'a jamais rien su des coupables activités de son père. Fernand se replonge ainsi dans un univers qu'il connaît bien et, assisté du notaire du défunt, Maître Folage, ne tarde pas à se heurter à Raoul et Paul Volfoni, deux malfrats qui lorgnent sur les affaires du "Mexicain"...

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Affiche de la scène de la cuisine
Disponible en 30*40cm

 

 

 

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(publié sur le site)


Dialogues: Les Tontons Flingueurs
Louis de retour. Présence indispensable.
Présence indispensable ... Après quinze ans de silence, y'en a qui poussent un peu quand même. Quinze ans d'interdiction de séjour. Pour qu'il abandonne ses cactus et qu'il revienne à Paname, faut qu'il lui en arrive une sévère au vieux Louis. Faut qu'il ait besoin de pognon ou qu'il soit tombé dans une béchamelle infernale.
L.Ventura
- Hé bien ma vieille, tu nous fait attendre. La route a pas été trop toc ?
- Ben suffisamment.
- Ça fait plaisir de te revoir. Le mexicain commençait à avoir des impatiences.
- Ah bon, parce qu'il est revenu, c'est pas un char ?
- Ah ben, je ne me serais pas permis.
- Avoue que ça fait quand même une surprise, non ?
- Des surprises, t'es peut-être pas au bout. Viens.
"Henri"/L.Ventura
- Henry, fais tomber cent sacs au toubib.
Le Mexicain
- Je suis revenu pour canner ici, et pour me faire enterrer à Pantin avec mes vioques. Les Amériques, c'est chouette pour prendre du carbure. On peut y vivre, à la rigueur. Mais question de laisser ses os, hein, y'a que la France.
Le Mexicain
- Maintenant que tu es dans l'honnête, tu peux pas savoir le nombre de malfaisants qui existent.
Le Mexicain

- Mais le mexicain, ç'a été une épée, un cador. Moi j'suis objectif, on parlera encore de lui dans cent ans. Seulement faut bien reconnaître qu'il avait décliné, surtout de la tête.
- C'est vrai qu'sur la fin il disait un peu n'importe quoi. Il avait comme des vaps, des caprices d'enfant.
- Enfin, toi qui y a causé en dernier, t'as sûrement remarqué ?
- Remarqué quoi ?
- T'as quand même pas pris au sérieux cette histoire de succession ?
- Pourquoi ? Fallait pas ? Ben, j'ai eu tort.
- Ah, ah. Et voilà.
- Tu vois, Raoul, c'était pas la peine de s'énerver, monsieur convient.
- Y'en a qu'abuseraient de la situation, mais mon frère et moi, c'est pas notre genre. Qu'est-ce qu'on pourrait faire qui t'obligerait ?
- Décarrer d'ici. J'ai promis à mon pote de m'occuper de ses affaires. Puisque je vous dis que j'ai eu tort, là. Seulement, tort ou pas tort, maintenant c'est moi le patron. Voilà.
- Écoute, on te connaît pas. Mais laisse-nous te dire que tu te prépares des nuits blanches, des migraines, des nervous breakdown, comme on dit de nos jours.
- J'ai une santé de fer. Voilà quinze ans que je vis à la campagne, que je me couche avec le soleil, et que je me lève avec les poules.
B.Blier/J.Lefebvre/L.Ventura

Voir l'extrait en vidéo
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- C'est quand même marrant les évolutions, quand je l'ai connu le mexicain, il recrutait pas chez tonton !
- Vous savez ce que c'est : l’âge, l'éloignement. A la fin de sa vie, il s'était lancé sur le reclassement des légionnaires.
- Ah si c'est une œuvre, c'est autre chose !
L.Ventura

- Mais qu'est-ce que c'était que cette fusillade ? On ne se serait pas permis de vous flinguer sur le domaine ?
- Eh ben, on s'est permis.
Thomas/L.Ventura

- Le Mexicain l'avait achetée en viager à un procureur à la retraite. Après trois mois, l'accident bête. Une affaire.
V.Venantini

- Quand le lion est mort, les chacals se disputent l'empire. On ne peut pas leur en demander plus qu'aux fils de Charlemagne.
F.Blanche

- Your room is ready, sir !
- Il veut dire que votre chambre est prête.
- Dites donc, il picole pas un peu, votre british ?
- Oh là là ! Et puis, il est pas plus british que vous et moi. C'est une découverte du mexicain.
- Il l'a trouvé où ?
- Ici. Il l'a même trouvé devant son coffre-fort. Il y a 17 ans de ça. Avant d'échouer devant l'argenterie, l'ami Jean avait fracturé la commode Louis XV. Le mexicain lui est tombé dessus juste au moment où l'artiste allait attaquer les
blindages au chalumeau.
- Je vois d'ici la petite scène.
- Vu ses principes, le patron ne pouvait pas le donner à la police, ni accepter de régler lui-même les dégats. Résultat : Jean est resté ici 3 mois au pair comme larbin pour régler la petite note. Et puis, la vocation lui est venue, le style
aussi, peut-être également la sagesse. Dans le fond, nourri, logé, blanchi, 2 costumes par an, pour un type qui passait la moitié
de sa vie en prison...
- Il a choisi la liberté, quoi.

R.Dalban/F.blanche/L.Ventura

- Du thé à sept heures du soir ?
- Ben, c'est-à-dire qu'en ce moment, je suis un tantinet décalé dans mes horaires, oui.
Patricia/L.Ventura

- Mais ces mecs-là n'auraient quand même pas la prétention d'engourdir le pognon de ma nièce, non ?
L. Ventura

- L'éducation de la princesse, cheval, musique, peinture...atteint un budget elyséen. Et vos dépenses somptuaires prennent des allures africaines.
F.Blanche

- Chère Madame, on m'a fait état d'embarras dans votre gestion, momentannés j'espère. Souhaiteriez-vous nous fournir quelques explications?
- Des explications, Monsieur Fernand, y'en a deux : récession et manque de main d'oeuvre. C'est pas que la clientèle boude, c'est qu'elle à l'esprit ailleurs. Le furtif par exemple, a complètement disparu.
- Le furtif?
- Le client qui venait en voisin."Bonjour Mesdemoiselles, au revoir Madame"..; Au lieu de descendre après le dîner y reste devant sa télé pour voir si, par hasard, y serait pas un peu l'Homme du XXème siècle ! Et l'affectueux du Dimanche? Disparu aussi ! Et pourquoi? Voulez-vous me dire?
- Encore la télé?!
- L'auto, Monsieur Fernand, l'auto !
- Vous parliez aussi de pénurie de main d'oeuvre?
- Alors la Monsieur Fernand, c'est un désastre. Une bonne pensionnaire ça devient plus rare qu'une femme de ménage. Ces dames s'exportent... Le mirage africain nous fait un tord terrible. Si ça continue, elles iront à Tombouctou à la nage !
L. Ventura/D.Davray

- J'dis pas que Louis était toujours très social,non, il avait l'esprit de droite. Quand tu parlais augmentation ou vacances, il sortait son flingue avant que t'aies fini, mais il nous a tout de même approté à tous la sécurité.
D.Vavray

- Patricia, mon petit, je ne voudrais pas te paraître vieux jeux et encore moins grossier...L'homme de la pampa parfois rude, reste toujours courtois... Mais la vérité m'oblige à te le dire: Ton Antoine commence à me les briser menu!
L.Ventura

Voir l'extrait vidéo

- Non mais t'as déjà vu ça? En pleine paix. Y chante et puis crac, un bourre-pif! Mais il est complètement fou ce mec! Mais moi, les dingue j'les soigne. J'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère ! J'vais lui montrer qui c'est Raoûl. Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi quand on m'en fait trop, j'correctionne plus, j'dynamite, j'disperse, j'ventile...
B. Blier

- Mais y connaît pas Raoûl ce mec!.. Y va avoir un réveil pénible... J'ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter qu'le sang coule... Mais maintenant c'est fini... je vais le travailler en férocité... le faire marcher à coups de latte... Ama pogne je veux le voir... Et je vous promets qu'y demandera pardon!... Et au garde-à-vous!
B.Blier

Voir l'extrait en vidéo

- Je raccompagne ce petit jeune homme.
- Ne vous donnez pas cette peine, je connais le chemin.
- Oui, ben il faudrait voir à l'oublier.
- Soit, les manières y gagneront ce que l'amitié y perdra.
- Ben, c'est ça, on s'aimera moins !
L.Ventura/C.Rich

- Y'a des impulsifs qui téléphonent, d'autres qui se déplacent.
H.Frank

- La psychologie, y'en a qu'une: Défourailler le premier.
- C'est un peu sommaire, mais ça peut être efficace.
V.Venantini

- Le prix s'oublie. la qualité reste.
V.Venantini

- Bougez pas !... Les mains sur la table ! Je vous préviens qu'on a la puissance de feu d'un croiseur, et des flingues de concours.
- Si ces messieurs veulent bien m’les confier.
B.Blier/R.Dalban

- Les ruptures, les retrouvailles: Les fluctuations de la fesse.

- Maintenant les diplomates prendraient le pas sur les hommes d'actions. L'époque serait aux tables rondes et à la détente.
J. Lefebvre

- Touche pas au Grizzby... salope !!!!
- D’l'alcool à cet âge là !
- Non mais c'est un scandale !
- Nous par contre on est des adultes,.. on pourrait peut être s'en faire un ptit !
- Maître Folasse ?
- Seulement le tout venant a été piraté par les mômes, alors qu'est ce qu'on fait, ...on s’risque sur l’bizarre, ...ça va rajeunir personne!
- Tiens vous avez sorti le vitriole !
- Pourquoi vous dites ça ?
- Ca a l'air honnête !
- Sans être franchement malhonnête, au premier abord, comme ça il a l'air assez curieux
- Y date du mexicain, du temps des grandes heures, seulement on a du arrêter la fabrication, y a des clients qui devenaient aveugles, alors ça faisait des histoires !
- Faut reconnaître, c'est du brutal!
- Vous avez raison c'est du curieux !
- J'ai connu une Polonaise qu'en prenais au petit déjeuner ..., faut quand même admettre, c'est plutôt une boisson d'homme !
- Tu sais pas ce qu'il me rappel, cet espèce de drôlerie qu'on buvais dans une petite tôle de Biên Hoa pas très loin de Saigon,... les volets rouges, ... et la taulière, une blonde comme ac, ...comment qu'elle s'appelait déjà?
- Lulu la Nantaise !
- T'as connu ?
- J'y trouve un gout de pomme
- Y en a !
- Et c'est devant chez elle que Lucien le Cheval s'est fait dessouder
- Et par qui?
- Bah v’la que j'ai plus ma tête !
- Par teddy de Montréal, un fondu qui travaillait qu'à la dynamite
- Toute une époque ... !

F.Blanche/J.Lefebvre/ L/Ventura/B.Blier/R.Dalban

- Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît.
L.Ventura

- La jeunesse boit de l'eau pétillante et les anciens combattants, des eaux de régime.

- Tu sais combien ça laisse une roulette?... 60% de velours
- Et sur le plan des emmerdements 36 fois la mise!
L.Ventura

- C'est jamais bon de laisser traîner les créances, et surtout de permettre au petit personnel de réver.
L.Ventura

- Alors? Y dors le gros con?... Bah y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule! Il entendra chanter les anges le gugusse de Montauban... Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère... Au terminus de prétentieux.
B.Blier

- C'est curieux, chez les marins, ce besoin de faire des phrases.
F.Blanche

- Si vous restiez en retrait?
- N'empêche, qu'à la retraite de Russie, c'est les mecs qu'étaient à la traîne qui se sont fait repasser.
V.Venantini/L.Ventura



Commentaires
Que Michel Audiard n'ait pas été reçu à l'Académie française restera un des plus grands scandales du siècle passé.
mvw Duhamel (22/09/07)

Que dire de plus, un vrai moment de plaisir que du bonheur, Messieur châpeau bas.
Le restaurant La Forestière (9/9/2005)

Films vu plus d’une vingtaine de fois, je suis un afficionados de audiard et surtout de ce film. Même ma sonnerie de mobile est celle des TF.
On ne devrait jamais quitter montauban
Martial Mercier (1/08/2005)

On n'a jamais fait mieux
L. gabrielli (10/07/2005)

C'est un film formidable avec une bande d'acteurs extraordinaires et des excellents dialogues.
Corine (13/05/2005)

The must
Michel Juge (11/04/2005)

Les "Tontons" c'est le remède à la connerie, la pauvreté intellectuelle, la médiocrité. c'est de la culture! çà devrait être enseigné dans les collèges, au côté de Zola, Hugo et Céline, histoire de replacer la morale dans l'éducation des morveux.
En deux mots, c'est un film indispensable à une vie saine. Bref, l'achat du DVD devrait être remboursé par les assurances sociales.
Gérard Chiron (25/03/2005)

Inégalé à ce jour, d'une virtuosité linguistique exceptionnelle ! le témoignage de la grandeur de M. audiard.
Bertrand Degremont (22/03/2005)

FILM CULTE que j'ai du voir 40 fois au moins, et que du bonheur; Merci MONSIEUR AUDIARD
Philippe Pont (20/03/2005)

Découvert comme tout le monde à la télévision en noir et blanc quand j'étais gosse. Une chose que je ne comprends pas, c'est le succès que ce film et ces fameux dialogues ont chez les gosses d'aujourd'hui, 40 ans plus tard ! Tant mieux : la culture française, c'est aussi cela.
Pierre Antoine Uldry (19/03/2005)

On a jamais fait mieux en termes de dialogues et répliques.
Anne Marie et Stéphane (9/03/2005)

Super top
Eric Collet (8/03/2005)

Se repasser en boucle la scène de la cuisine, un grand moment
djp (8/03/2005)

Que dire ? tout a déja été dit !!!
c'est tout simplement un monument incontournable du cinéma, la scène de la cuisine est mythique, on sent bien qu'il n'y avait qu'Audiard pour écrire un tel chef d'oeuvre.
Paul Marino (26/01/2005)

Sublimissime.
L'aboutissement ultime de l'esprit Poulbot et du jeu déjanté des meilleurs comédiens français.
Avec en prime sous un comique apparent des trésors de philosophie appliquée!
Exemple:
"Les cons ça ose tout c'est même à ça qu'on les reconnaît!"
Pierre Joux (22/01/2005)

Excellentissime !
Luc Guidez (15/10/2004)

Ce film est plein d'humour et surtout que les acteurs sont bons !!!!
Bd Nancy (13/10/2004)

Un chef d'oeuvre d'humour et de dérision, comme on l'a écrit dans le livre "Les Tontons flingueurs et Les Barbouzes" paru au Terrain Vague en 1990 et réédité par L'Harmattan en 1994 (Jean-Luc DENAT, Pierre GUINGAMP).
Jean-luc Denat (12/07/2004)

Je viens de m'avaler les 11 livres de Albert Simonin, dont l'un a inspiré le film (Grisbi or not grisbi). Je trouve que le coup de génie d'Audiard ne perdrait rien, au contraire, à citer ses sources: on ne souligne pas assez la contribution de l'écrivain Albert Simonin au succès de ce film génial.
Audiard a certes magnifiquement adapté les dialogues. Mais la mise en scène est également merveilleuse, qui a su saisir l'esprit léger, enfantin, naïf, (bien que marloupin, mais la contradiction n'a pas cours...) qui imprègne les livres de Simonin
Pour les lecteurs désirant rapidement combler un vide culturel à l'endroit de Simonin, voici mes recommandations:
Lire dans l'ordre:
"Touchez pas au grisbi"
"Le cave se rebiffe"
"Grisbi or not grisbi"
Ensuite, pour bien vous persuader que vous n'avez pas rêvé (et pour fignoler votre maîtrise du jars de voyou), procurez-vous les volumes suivants:
"Le hotu"
"Le hotu s'affranchit"
"Hotu soit qui mal y pense"
Normalement, à ce stade, vous devriez être entrés dans un état de dépendance avancée. Il est alors temps de fignoler. Demandez-donc à la bignole (ou à votre maton préféré si vous êtes en carluche) d'aller attriquer pour votre gouverne:
"L'élégant"
"Du mouron pour les petits oiseaux"
"Une balle dans le canon"
Et pour ceux qui veulent aller au bout du voyage, et entendre le maître livrer ses secrets, qu'ils s'installent donc au Fouquet's, et lisent "Le savoir-vivre chez les truands". Quand le loufiat se pointera, ils sauront quoi dire, au moins...
Enfin, à titre de digestif-mirabelle: "Confessions d'un enfant de la Chapelle". Mais juste à la fin.
Citation issue du volume "Touchez pas au gribi":
"Si je lui avais pas vu cet air morose, à Lulu, derrière son comptoir, je serais peut-être reparti, comme ça, sans entrer. Mais les deux barbillons du comptoir, avec leurs mines pas franches m'intriguaient, le grand séco surtout qui jactait les lèvres serrées, en tordant la bouche, d'un air pétardier et sournois.
Juste comme j'ouvrais la porte, il finissait sa phrase.
- Nous, on a l'habitude de payer en tendresse! j'ai entendu.
- Vous tombez bien, j'ai fait, je suis justement le taulier, gironde comme vous êtes, on va pouvoir s'arranger!
Ca devait être des terreurs de banlieue qui se croyaient des dons pour le rackett. Le grand s'est détronché pour marcher vers moi, en se dandinant. Il me fixait méchamment, essayant de me faire baisser les yeux. Son tailleur lui avait coupé très conscieusement un pardessus dans le style armoire normande, seulement il parvenait pas à le garnir, et avec sa façon de rouler les épaules qui imprimait à l'étoffe des ondulations absolument stupéfiantes, il me faisait penser à Grock.
Pour les petits boulots un peu craintifs, il devait faire impression, le samedi soir, au musette de son coin, et son coup de latte, ça pouvait aussi être assez tarte à déguster, quand il portait en pleine poire, tel qu'il a essayé de me le décocher. Je l'ai vu partir, j'ai esquivé à temps. Un quart de torsion sur le pied, en tirant vite, et il a été forcé de venir, en voltige! Au passage, du plat de la main, je lui ai rentré la pomme d'Adam, qu'il avait fort proéminente comme beaucoup d'échalas. A ce qui paraît même que ça serait ça qui les rendrait vindicatifs, les grands, les hyper-thyroïdiens, comme les appelait La Glisse.
Le second, plus râblé, s'était trop pressé de venir à la rescousse, parce que voyant son pote étendu dès la seconde suivante, il aurait bien voulu n'avoir jamais bougé. Déjà il prenait l'air innocent du pauvre mec qui est pour rien dans la bagarre, et qui réprouve même la violence de son ami. Je l'ai plié en deux d'une bonne droite au foie, accompagné d'un bon coup de melon pas trop méchant, mais qui l'a quand même fait pavoiser.
A coups de savate dans le cul, je l'ai d'abord obligé à payer les deux tournées qu'ils avaient bues, puis il a encore dû relever et emmener l'autre grand couillon qui devenait plus gênant encore à plat ventre que debout.
Ca m'avait altéré, ce petit carrousel.
- C'est un comble quand même, j'ai fati remarquer à Lulu, que ce soit moi qui sois obligé de faire la loi ici?"
Py Mougel (17/06/2004)

Le top du top dans les dialogues et des acteurs béton
Philippe Navel (27/04/04)

Ne serais ce que de me rememorer le film dans son ensemble me fait toujours rire,pourtant j'ai du voir les tontons la premiere fois à l'age de 8ans et j'en ai à present 42!
Du grand art.
Malherbes (5/5/2004)

Certainement l'un des plus beaux films du cinema français..
C'est un VRAI FILM CULTE !
Avec des dialogues savoureux et des scénes d'antologie.
Julien de Montpellier (16/04/04)

Désolé messieurs mais je trouve qu'il reste un mot inutile à coté de commentaires ; sur les films dont les dialogues sont faits par audiard,j'chuis désolé messieurs et dames,j'ai pourtant bien cherché mais j'ai jamais pu faire de CRITIQUES et dieu sait que je cherche encore mais je trouve pas.
Alain Magnenou (29/03/2004)

Un film culte : "grandiose" Bravo Lautner
Bernard Sec (12/03/04)

Je préférais l'époque où on était pas 50 millions à trouver ce film génial. L'époque où les Guignols n'en avait pas encore fait un film incontournable et "politiquement correct".
Franck Thiriot (9/03/04)

Une veritable merveille, un anti stress exceptionnel, qui se consomme sans moderation... chapeau bas messieurs....
Hervé Vangelder (8/04/2004)

"Monsieur Naudin, vous faites sans doute autorité en matière de bulldozer, de tracteur et caterpillar, mais vos opinions sur la musique moderne et sur l'art en général, je vous conseille de ne les utiliser qu'en suppositoires."(Claude Rich)
Jonathan Leprince (3/04/2004)

C'est un film très amusant et bien fait.
Ymathive (21/02/04)

Mon film référence, un peu de cafard 10mn de Tonton tout va bien....
Dominique Ithurriague (17/02/04)

Que dire le regarder,le regarder,le regarder................
le pire film que tu e à pu faire MONSIEUR AUDIARD
c' est : ta mort "fais chier" quel navet.
Chris (24/01/04)

Rien à dire, juste à voir et à écouter..
Sébastien Roucan (2/12/2003)

Rien à dire c'est irréprochable
Le DVD est sorti
Patricia Brieau (2/10/2003)

Que dire si ce n'est que ce film est devenu un film culte. Que du bonheur.
Christophe Edouard (9/09/2003)

Un monument du cinéma Français...
Maelstrom (30/08/2003)

LE FILM a manquer pour rien au monde : une distribution extraordinaire, des dialogues inoubliables et inoubliés, un mythe , une légende.
James Larivière (1/08/03)

J'ai beau être une "gonzesse" et élevée par une mère féministe, j'adore ce film , les nanas n'avaient peut-être pas la parole mais .. tout cette époque !! Avec mon mec, on se le passe en boucle et on s'amuse à reconnaître les "notres" , les inconditionnels de Audiard et de BLier, en balançant qqs expressions..
Cécile Lequilbec (28/07/03)

Les tontons flingeurs,je l'ai connue je devais avoir 15 ou 16 ans comme tout ses acteurs d'une autre epoque ,quoi dire?,rien de plus simple que ses personnages qui joue dans se genre de films et que tout les metteurs en scenes de cette epoque et que tout les dialoguistes de cette epoques etaient les plus grands et resteront des GRANDS MONSIEUR que je ne vis plus en france et que ses personnages me suivent toujours ,ils tiennent tous dans ma vie une place importante et que rien n'a jamais remplace l'amour que j'ai pour des gens comme jean gabin ,jouvet,francoise rosey,pouce,lino,audiard,et bien d'autre et que rien ne remplacera jamais cet amour.
Leandrebrassac. (21/07/03)

Après 2 mois de recherche intensive incluant SACEM, INC, STUDIO GAUMONT et autres contacts, la réponse m'a été envoyée par un passionné de Michel MAGNE (compositeur de la musique du film des Tontons
Flingueurs).
"Michel MAGNE nous a bien eus !". Contrairement à ce que je pensais, le morceau de Corelli que l'on entend dans le film n'est nullement de Corelli.
En effet Michel MAGNE s'est inspiré d'un tube du groupe des années 60 "La Carillon de Notre-Dame" (dont on entend la version originale durant la boum organisée par Patricia) pour le décliner en plusieurs versions musicales pour le film (thème récurant) dont "une fameuse sonate à la manière de Corelli" ! Eh oui il a été très fort et nous, nous avons cru que cette sonate du maître italien existait et était la base du
thème musical du film.
Il faut dire que Lino Ventura examine une pochette de disque de Corelli pour encore plus nous tromper.
Voilà, je suis certain que vous êtes déçus car la sonate de Magne était fort belle !
Pour me consoler, j'ai acheté le CD des bandes originales des films de Georges Lautner.
Sincères Salutations,
Denis ROGERE (12/07/03)

Quand je n'ai pas le moral, quand la connerie se fait trop lourde , trop obsédante , trop insupportable , je me passe un extrait des Tontons Flingueurs ... et tout va bien ! C'est du Mozart !
Merçi Monsieur Audiard
Pierre Pastaud (28/06/03)

Véritable monument qui illustre de façon magistrale "l'exception culturelle française" Le voir ou le revoir est toujours un moment de bonheur qui fait oublier un temps l'indigence des programmes diffusés sur le petit écran.Je ne voudrais pas paraître résolument ringard et encore moins désobligeant, le franchouillard souvent chauvin et râleur peut aussi être courtois mais la réalité m'oblige à avouer que ces séries souvent américaines commencent à me les briser...menu!
Michel Pozzi (26/06/03)

La référence.
Fsiyann (10/05/2003)

INCONTOURNABLE !
Deux fois par mois, minimum... En alternance avec "Les Barbouzes"... La même équipe, et des dialogues aussi réussis, comme dans "Le cave se rebiffe"...
Merci Michel
Fabien Stefani (6/05/2003)

F film culte intemporel et éternel
mairehranquet (2/05/2003)

C'est mon film "anti déprime".j'en connais presque tous les dialogues et ne manque pas une occasion d'en échanger avec mes frères ou mes amis
Marive (13/04/03)

MON FILM CULTE AVEC 1O OOOO DOLLARDS AU SOLEIL BRAVO
Lionel Briand (6/3/2003)

10/10 le nectar du film français
Bertrand Faucon (17/01/2003)

GENIAL Y A PAS EU MIEUX DEPUIS, merci michel
Jimouestjs (8/12/2002)

Somptueux,sublime,il n'y a pas de mot pour le dire.plus j'le vois plus c'est bon.
J
ean-Louis Rancenne (19/11/2002)

Une époque et un art de vivre
J.C. Marchois (5/11/2002)

Le noter que sur 10 ?ca s'rai s'méprendre! et on jaserai...;
inestimable, la joconde du cinema francais.
une piece de collection mondiale, que tous les petiots d'ecole primaire devrait découvrir dans leurs cours d'art du samedi matin, pourquoi pas une séance de ciné entre une reproduction des tournesols de vang... et la lettre à élise a la flute
Armelle Canteloube (4/11/2002)

Si t'as pas le moral, que ta gonzesse se taille et que ton boulot te gonfle... Enfile la cassette, presse play, monte le son et guéris pendant 1h32', y'a plus de guerre, plus d'impôts, plus de misères, plus de
soucis !
Audiard c'est l'antibiotique des malaises humains
Finalement, je crois que j'aime ce film.
Patrick Monnin (28/10/2002)

Chez moi quand les hommes parlent ( des Tontons Flingueurs ) les gonzesses se taillent.
Ce qui se fait de mieux se trouve dans ce film : acteurs, scénario et DIALOGUES !!!
Amadou Pontacq (28/10/2002)

Suggestion de mon fils Martin,11 ans : 1963 devrait être l'an 1 du cinéma, comme en période révolutionnaire on avait établi l'an 1 de la Rébublique.
Ainsi le dictateur de Chaplin serait sorti en l'an 23 avant T.F.
Attention 1964= an 2, il faut effectuer , pour les années postérieures différence +1.
Attention aussi au décalage mensuel, le nouvel an se fêtera en novembre.Nous allons bientôt entrer dans l'an 40 ! Et on ne s'en moque pas!Qui connaît la date exacte de la sortie en salle pour préparer le réveillon au jour près? Bonne année à tous !
Pépé Chauvin (26/10/2002)

S'il fallait partir sur une ile deserte c'est le film que je prendrai avec moi.(j'ai bien ete tenté de mettre 20/10 comme note mais ...bon) Audiard c'est la gouaille de ma jeunesse dans le 20eme du cote de ménilmuche, comme bain de jouvence on fait pas mieux. MERCI MONSIEUR AUDIARD
Jean Pierre C (22/10/2002)

Un vrai régal... Je n'ai pas manqué de me procurer le coffret des 3 DVD dès l'annonce de leur sortie. Une pure merveille...
André Verdellet (22/10/2002)

Bizarre,bizarre les Tontons Tlingueurs.
Oui, j'ai dit bizarre car on ne comprend pas bien certaines situations quand on analyse de près le film. Et on se pose des questions quand on effectue des rapprochements entre certaines scènes… sans nécessairement trouver de réponse infaillible.
Il faut donc bien admettre invraisemblances et contradictions et reconnaître qu'elles sont nécessaires: l'humour implacable de Théo quand il mitraille les Volfoni implique justement l'usage des armes. Criblées de balle ses victimes se remettent bien rapidement, nécessité d'assister à la cérémonie finale oblige.
Reconnaissons que beaucoup d'invraisemblances encombrent les films que Lautner a voulu parodier, et on comprend qu'il ne se soit pas gêné pour forcer la dérision : bagarre dantesque entre Freddy et Monsieur Fernand dans la distillerie sans le moindre bleu, (même en noir et blanc), le mur de briques qui explose sous la force du vainqueur qui y projette le vaincu…
J'ai voulu pousser un peu plus loin l'esprit critique, très gêné d'égratigner ce film culte, mais ces remarques n'ôteront rien au plaisir de le voir et revoir :
1) Où était le Mexicain pendant les quinze années qui ont précédé sa mort ?
Dans la pampa, en Amérique , au milieu des cactus? " Quinze ans d'absence, quinze ans d'interdiction de séjour… " songe Fernand en se rendant à Paris.
Pourtant quand le notaire présente à Fernand Naudin la situation catastrophique des comptes, il précise bien qu'il avait épargné ce déplorable bilan au Mexicain, car " c'était un homme à tirer au hasard, sans discernement ",il fallait éviter les fusillades contre les mauvais payeurs, par souci de la réputation de la petite. " Les ragots dans la presse, vous voyez ça d'ici ? "
Mais comment ces scènes de violences auraient-elles pu se produire, le Mexicain étant aux Amériques ? Comment aurait-il pu intervenir de si loin contre les responsables de ce coulage ? D'autant plus qu'il est clair que l'interruption des rentrées d'argent est récente, bien postérieure au départ du Mexicain aux Amériques. Les affaires ont été longtemps florissantes. " Un demi-milliard en quinze ans "hurle Raoul Volfoni à son auditoire de la" réunion des cadres façon meeting " à la péniche, avant l'irruption de Naudin. Et face au nouveau patron, entré à sa façon, les gérants devront admettre après quelques discussions que les résultats de l'année précédente ont été excellents, ont " battu des records ".
De plus, si l' argent avait cessé d'entrer depuis longtemps,le Mexicain l'aurait découvert,malgré les ménagements du notaires,et aurait été dépouillé.Sa requête auprès de Fernand n'aurait été présentée de la même façon : plus d' " affaires qui tournent toutes seules "et les " vautours " auraient déjà accompli leur besogne.
Alors si le notaire n'a pas alerté le Mexicain que l'argent ne rentrait plus, pour éviter quelques coups de feu qui nuiraient " au climat ",c'est une précaution très récente, de l'année passée, et le " taulier "n'était pas loin, sauf à supposer qu'il était toujours prêt à prendre l'avion pour régler les litiges, ce qu'on finirait par penser.
Ou alors le notaire fait-il référence au bref et dernier séjour du Mexicain à Paris, quand il n'a pas voulu le mettre au courant que les gérants ne payaient plus ? Difficile à admettre, vu l'état du moribond, qu'il soit encore capable de tirer dans le tas, malgré les armes dissimulées sous les draps. Etait-il revenu en réalité plus tôt, encore valide, sans prévenir immédiatement son ami Fernand ? Dans ce cas il lui ment, quand il se désole de n'avoir connu que l'ambulance et le lit, et on se demande pourquoi il ne l'avait pas appelé plus tôt. Avant d'essayer d'y voir plus clair dans les relations des deux potes,
on peut relever d'autres indices qui font douter de l'éloignement permanent du Mexicain.
On sent ainsi sa présence proche quand Madame Mado dénonce son " esprit de droite " ."Il sortait son flingue quand on lui parlait augmentation ou congé payés. " Et à moins d'admettre que Raoul se trompe dans les dates, ces menaces de patrons de choc ne peuvent pas dater de plus de quinze ans, durée pendant laquelle ils ont " fait le trottoir " pour lui.
Donc le Mexicain n'était vraisemblablement pas toujours absent pendant ces quinze ans, prêt à user de son arme quand ses intérêts étaient en jeu .
Le Mexicain surveillait aussi la vie personnelle de son équipe. Depuis l'Amérique ? Même à l'article de la mort et tout juste revenu par avion, il ne supporte pas la présence de l'ami de Théo. Il semble bien informé de leur liaison particulière et on se demande comment pour quelqu'un qui revient de si loin depuis si longtemps. Quinze ans auparavant, lors du départ supposé définitif du Mexicain, la gonzesse qui doit se tailler " quand les hommes parlent " devait être en culotte courte, ou en jupe plissée !
On hésite donc une absence complète et des allers et venues, mais pourquoi ne contactait-il pas Fernand, pourtant son ami, voire le seul ,à l'occasion de ses passages à Paris ?D'où d'autres mystères :
2)Monsieur Fernand Naudin et le Mexicain
" Depuis vingt piges que je te connais… " L'amitié de Fernand et Louis n'aurait eu que cinq ans pour s'exprimer,puisque Louis était parti depuis quinze ans et meurt à son retour.
Et pendant ces cinq ans, courts pour tisser une amitié inébranlable,il y a eu des silences. Fernand ne connaît pas Jean, embauché il y a dix-sept ans.
Les liens étaient donc déjà distendus, il ne reste plus que trois ans de relations solides, et de souvenirs évoqués dans la chambre : " les petits matins, les filles qui sortent du Lido. "Trois ans, c'est peu…
De plus Fernand découvre aussi la maison , dont l'acquisition, " une affaire ", est obligatoirement antérieure à l'embauche particulière de Jean(ou John…).Les trois ans se trouvent encore réduits…
Tout cela est en fait confus, même dans la mémoire des personnages, qui s'embrouillent eux-mêmes dans leurs décomptes : " Voilà dix ans que t'es barré.. " et non plus quinze, quand la discussion s'anime entre les deux potes.
" Vous étiez l'ami de Louis depuis longtemps ?_demande maître Folace." Depuis toujours ."C'est plus fort que vingt ans, l'amitié indéfectible reprend le dessus sur les calculs mesquins, qui deviennent du coup impossibles.
Mais il me reste des doutes, et je vais faire partie des " salisseurs de mémoire ". Louis s'est certainement laissé aller à délaisser Fernand. Il ne lui donnait déjà plus beaucoup de nouvelles avant son départ,et il revenait sans le prévenir, ou au dernier moment, pour son dernier voyage…Et je ne ferme pas mon " claque-merde " !Je continue.
3)Fernand Naudin et Raoul Volfoni se connaissaient-ils ?Dans la grande salle de bowling, à l'arrivée de Fernand, Volfoni se restaure et le laisse passer , indifférent. On le devine à peine.
Au cours de la vive discussion qui a lieu après la mort de Louis,les frères Volfoni annoncent les pires ennuis à Fernand, " migraines,nervous breakdowns ",mais la mise en garde débute par " Ecoute,on te connaît pas,mais… ".Bref tout porte à penser que les Volfoni et Fernand Naudin ne se sont jamais croisés, ni n'ont entendu parler l'un de l'autre. Ainsi en emmenant Fernand chez Tomate, suite au coup de téléphone reçu par Henri, Pascal le tueur présente à sa façon tout ce beau monde, y compris les Volfoni, et l'écoute attentive de Naudin montre bien qu'ils lui sont entièrement inconnus, comme les autres, à l'exception d'Henri.
Et voilà qu'en dégustant le vitriol dans la cuisine, Volfoni et Naudin évoquent des souvenirs communs d'une boisson semblable qu'on servait dans un établissement indochinois ! " Cette drôlerie qu'on buvait dans une petite taule de Bienhoar(orthographe ?) , pas loin de Saïgon… " Fernand a déjà dévoilé un possible passé de militaire, fier d'avoir conduit un char Patton, on suppose pendant la campagne de France, ce qu'il n'aurait pas dû confier à Théo. Il aurait pu continuer comme d'autres ses faits d'armes en Indochine. On peut aussi penser qu'il était déjà retourné au civil et se consacrait à ses affaires dans ce qui restait un territoire sous contrôle français,propice aux trafics en période troublée.
Rien de surprenant en tout cas et on pense à d'autres personnages issus de l'armée, comme le regretté Alphonse Boudard qui avait aussi tourné voyou avant de s'assagir.
Mais Volfoni ? Que faisait-il lui aussi à Bienhoar ? Il semble y avoir connu les mêmes situations que Fernand ! Soit en même temps et ils se connaissaient, soit à des époques différentes et en s'ignorant. Mais dans cette dernière hypothèse pourquoi engager cette conversation sur ce sujet commun ? Il faut nécessairement être sûr que l'interlocuteur va être concerné !
On ne dirait pas " Elle me rappelle l'institutrice du village " si on n'était pas sûr d'être en présence d'un ancien camarade d'école !
" Tu sais ce qu'il me rappelle ? " indique bien qu'il y a eu des liens entre les deux comparses.
Ou est-ce l'alcool qui fait ressurgir un passé enfoui dans les mémoires? Non,Volfoni reconnaît qu'il n'a plus toute sa tête, et vu les quantités ingurgitées, les souvenirs devraient effectivement s'estomper plutôt que se raviver! Mais avec l'aide de Naudin, qui reste plus lucide,cette incursion dans ce passé commun fait état de détails précis et concordants: la couleur des volets,rouges, le nom de la patronne, Lulu la Nantaise,qui s'est fait descendre devant l'établissement et par qui… " Toute une époque ! " qu'ils nous font revivre comme de vieux camarades !Délires d'ivrognes ?Invention d'un passé commun sous l'effet de l'alcool ? Mais la conversation reste cohérente, et tout coïncide entre les deux interlocuteurs.
Certes Volfoni approuve facilement certains faits évoqués par Naudin , soit par paresse de l'ivrogne qui se laisse mener,soit pour dissimuler son amnésie passagère qui irrite maître Folace. On pourrait en conclure qu'il aurait été d'accord avec toute autre version, et que leur point de vue commun ne prouve pas qu'ils partagent exactement le même passé. Mais c'est bien Volfoni qui a ouvert le débat : " Tu sais ce qu'il me rappelle ? ". Et a trouvé les réponses attendues avant de subir quelques défaillances. On ne saura donc pas pourquoi Raoul et Fernand se mettent à " parler de leur jeunesse ",alors qu'ils étaient étrangers l'un à l'autre quelques jours auparavant. Sinon pour le plaisir des dialogues,celui du bowling puis celui de la cuisine …et on oublie l'incohérence.
4)Le mitraillage du camion piloté par Fernand Naudin :
Théo est un piètre tireur, s'il évoque Stalingrad en réunion il n'a pas dû participer à la bataille ! Il aurait été descendu face au premier soldat russe !
Car manquer le conducteur d'un camion assez lent en tirant à l'arme lourde, de la part d'un gangster, même efféminé, c'est surprenant ! Et nous rappelle qu'on est bien en pleine parodie ! Acceptons. Tous rateraient un bœuf à trois mètres dans un couloir, la bataille du parc ne fait que des dégâts matériels !
Le notaire l'a quand même échappé belle, juste derrière l'impact de la balle qui transperce la vitre !
" Pour une fois Dieu n'est pas avec nous " se lamentera Théo, mais il ne doit pas être souvent avec lui !
Heureusement que les tueurs Pascal et Bastien, aussi redoutables qu'invulnérables, pallient aux défaillances de ces messieurs !
Quand leur seule arrivée dans le parc met fin au siège par Théo et sa bande de la " vieille maison de famille ", on est quand même surpris qu'ils n'écopent pas d'une seule balle, même manquée : en descendant de voiture, en montant le perron dos tourné à l'adversaire, ne dégainant que sur la dernière marche. L'occasion était belle de se débarrasser des " deux horribles " Il est vrai qu'on a besoin d'eux pour la fin du film, comme de Naudin après ses mésaventures de conducteur !
Mais au fait comment est-il revenu chez Théo pour récupérer sa voiture après l'attaque du camion ?
C'est bien avec sa 404 Peugeot qu'il regagne ce qui est devenu sa maison, livrée aux fêtards, alors qu'il avait utilisée cette voiture pour se rendre à la distillerie de Théo.
Les forces de sécurité ont dû intervenir rapidement sur le camion en flammes, une photo dans un journal nous le montre arrosé par les lances à incendies avant qu'il ne soit réduit en cendres.
Curieux que gendarmes, pompiers ou témoins n'aient pas remarqué cet individu déambulant sur la route en pleine nuit, vêtements déchirés et en partie calcinés, à proximité du véhicule en flammes.
Des kilomètres à pied, car il faisait jour quand Fernand a pris les commandes du camion et l'attaque a eu lieu en pleine nuit, donc à une bonne distance du point de départ. En se dissimulant car mieux vaut ne pas être vu, ce qui exclut l'auto-stop qui aurait fait gagner du temps. Retrouver la distillerie et repartir discrètement au volant de sa voiture,en échappant à Théo qui aurait pu remettre ça,arriver en pleine fête, même après la " convocation de neuf heures " , après un détour par la péniche pour récupérer les six millions, c'est du miracle ! Fernand n'aurait dû être de retour que le lendemain midi, mais le spectateur aurait raté la fameuse scène de la cuisine,la visite chez Antoine... ou il aurait fallu les décaler et casser le rythme. La logique s'efface devant notre plaisir.
Fernand est-il en fait épargné par Théo pour que sa furie se déverse sur Volfoni " qui portera le chapeau " ? On croit le comprendre, et la maladresse du tireur serait feinte .Mais Tomate s'impatiente : " Qu'est-ce que t'attends, allume le ! ",alors que les premiers coups auraient suffi à la provocation. Etaient-ils d'accord sur le fait de l'éliminer ? Et s'il ne s'agissait que d'une mise en scène, pourquoi avoir sorti le matériel lourd pour l'attaque ? Théo et Tomate ne font pas dans la discrétion et prennent des risques inutiles !Mégalomanie ? Délire parodique ?
5)L'anniversaire de Fernand: Happy birthday to you… un cadeau prétendument adressé par les Volfoni qui explose dans le jardin, lancé à temps par Fernand , qui ne se doute pas de la machination de Théo. Mais, vu leurs rapports peu amicaux, comment l'ami Fritz savait-il qu'on allait fêter l'anniversaire du successeur de Louis, et comment connaissait-il sa date de naissance ?La suite, le bourre-pif et l'ordonnance sévère, est trop drôle pour qu'on s'attache à ce détail et qu'on cherche une réponse.
6)Le mitraillage des Volfoni à leur sortie de la clinique Dugoineau(quel nom, qui doit rappeler quelques souvenirs à Dupont et Dupond !)
Elle soulage Théo, qui ne dit pas que " ce n'est pas injuste " et pour une fois a manié un peu mieux le fusil, mais pas aussi bien que l'habile accumulation de négations. Car ses victimes seront sur pied pour la cérémonie de mariage ! Avec quoi l'arme était -elle chargée ?Des balles de caoutchouc ?De si près il ne touche aucun organe vital ! Mais on s'en réjouit,après tout, on les aime les Volfoni.
On se demande surtout comment Théo a pu passer juste au moment où Raoul sortait, remis de ses derniers bourre-pif, accompagné par son frère. A la seconde près ! Théo serait-il devin , pour les déplacements de ses adversaires comme pour leurs dates d'anniversaire ?Peut-être, mais tous les moyens sont bons !
Encore toutes mes excuses à Lautner,Simonin, Audiard ,Blier ,Ventura, Blanche et les autres. Toutes mes confuses comme on dit dans un autre film culte !
7)Tout cela leur a-t-il échappé ? Le film a été tourné en quelques semaines,ils n'ont peut-être pas eu le temps de réfléchir à tout. Ou se sont délibérément désintéressé de la logique, privilégiant l'humour, le plaisir du spectateur ? Ont-ils relevé depuis ces discordances et invraisemblances ? Qu'en ont-ils alors pensé ?
Qui pourrait me répondre ? Cher Lautner, si tu m'entends… Tu auras compris que je suis un fan de ton film, on pourrait reparler de tout ça! Là , je rêve…en noir ou en couleur.

Pépé Chauvin (11/10/2002)

Rencontre magique d'un dialoguiste génial, d'un cinéaste inspiré, d'acteurs mythiques. Que dire ?
Luc Renard (10/10/2002)

Excellents dialogues, acteurs uniques et irremplaçable. Un petit bijou du classique comique français.
Cathy Sureau (09/10/2002)

« Ca c’est vrai Raoul Volfoni ,tu en est un et un vrai. »
Merveilleux,voilà du bonheur à vous repasser en boucle….  
Frerot-Drouet (30/09/2002)

Ce film est parfait!! j'ai oublié lelouch (tant mieux)
Bernard de hagenthal-le-bas (29/09/2002)

Le meilleur film français
Eric T (23/09/2002)

Je suis assez d'accord avec une des critiques précédentes, dans cent ans on aura oublié les autres, mais ceui-là JAMAIS.
"on devrait jamais quitter MONTAUBAN" : Lino Ventura
Surveillant 101 . (3/09/2002)

A l'affût derrière les arbres....ils auraient eu leur chance. Venantini Venantino....a une présence très tranquilisante. Seul et dernier acteur vivant du film, il est la mémoire de tous ces monstres sacrés. Film exceptionnel à jamais gravé dans nos mémoires. Et en parlant de graver, le DVD devrait pointer le bout de son nez mi septembre 2002. Bon dialogue à tous.
signé : Un gugusse de Montauban.
Tinquiete. (18/08/2002)

Du super, je ne me lasse toujours pas de ce film.
Philippe L. (12/07/2002)

Sublime! ilarrant! Acteurs hors pairs! RAS! ou plus généralement du Parfait!
Fantoma Hawks (16/06/2002)

Moi j'suis objectif,Audiard,on en parlera encore dans cent ans ,quand on aura oublie Truffaut et pis comment qui
s'appelle l'autre,ah ben vla qu'j'ai pu ma tete.
Fabienne (26/05/2002)

C'est mon film culte,je l'ai en k7 en laser video,je l'attend avec impatience en dvd .
Bruno (02/05/2002)

Tout simplement G E N I A L !
Sébastien S. (30/04/2002)

Y avait un" gazier" qui avait dit du mal des films de Monsieur Audiard, beaucoup de mal . . .
Parmis vous tous mes amis (confrerie des " audiaristes ") quelqun peut-il citer un extrait de dialogue de Truffaut ,
car il s'agit de lui . . .
Ce compte regle, je suis un malade d'Audiard et quand rien na va un p'tit coup de "tontons " et ça repart.
Fabienne (30/04/2002)

Les tontons flingueurs, ce n'est pas du cinéma, c'est de la
culture!
Fol de Dol (05/02/2002)

Là...j'crois qu'on atteint les sommets jusqu'alors invaincus du raffinement et de l'esprit. D'une drôlerie "chimiquement pure" et garantie sans édulcorant, Audiard s'en donne à coeur joie en s'appuyant sur ses acteurs fétiches. Et là attention! Pas d'prêt à porter! Audiard s'emploie à confectionner des répliques uniquement sur mesure! Du Grand Art! Le chef d'oeuvre! Incontournable! Inoubliable! Inaltérable!...........Immortel !!!
JMO (23/01/2002)

LE MEILLEUR , the best the top. J'adore.
Thierry P. (22/01/2002)

Il fait parti de ma vidéothèque et je le visionne chaques fois avec le même plaisir .
F. (21/01/2002)

SUPERBE ma référence ,le film culte,des dialogues comac.
André B. (21/01/2002)

La référence
Stelinou (20/01/2002)

Film superbe, ne prend pas de ride.
Iris (20/01/2002)

On a créé il ya 8 ans une équipe de Foot en championnat UFOLEP qui s'appelle "LES RAOULS". VOLFONI serait content.
ça vaut tous les avis .c'est un hommage au sommet du cinéma français du genre. Audiard au top mais aidé par une brochette qui me fera rire jusqu'à mes vieux jours.
c'est incroyable le nombre de répliques tombées dans le "domaine public"!!
mes favorites:
entre potes: "Faut reconnaitre c'est du brutal, "plutot une boisson d'homme"
"on est pas là pour beurrer des sandwiches" "IL va apprendre qui c'est Raoul
" ETC...ETC ....
devant une copine qui connait le films"vous savez comment je le vois votre
avenir mon petit chou?"
Bonjour à tous les inconditionnels, répandez la nouvelle: les TONTONS SONT LA POUR TOUJOURS!!!
Birman (19/01/2002)

Pour mon mari et moi-même il fait partie des films cultes à posséder
impérativement dans sa vidéothèque, c'est un chef-d'oeuvre!
Carmen et Joany (19/01/2002)

Un pur chef d'œuvre ... Sans plus de commentaires.
Inconnu (19/01/2002)

THE film, le film culte
Cheronlova (19/01/2002)

AHHHHH les tontons ....que du bonheur
On ne s'en lasse pas
Le temps passe mais les tontons restent .
Pépère & mémère (18/02/02)

Vous n'avez pas remarqué que, depuis la sortie de ce film, en 1963, il n'a pas été fait mieux, dans le genre et même plus : pas mal de réalisateurs & dialoguistes s'en sont "inspirés", mais très loin derrière et c'est tant mieux, ça nous laisse savourer encore et encore "Les Tontons Flingueurs"...
Léo P. (14/01/2002)

Si ce n'est quelques longueurs, c'est un des meilleurs films de l'histoire du cinéma. Et les dialogues de Monsieur Audiard y sont, of course, pour beaucoup. J'attends moi aussi le DVD avec une impatience difficilement contenue. Ils commençent à me les briser menu à force de traîner !
Philippe D. (10/01/2002)

Un must incontournable
Florent S. (09/01/2002)

Un pur chef d'oeuvre. Tiens, moi j'suis objectif, dans 100 ans, on en parlera encore.
C'est le seul véritable film culte. On en tend plus des dialogues sorti de ce film que de "37,2 la matin" ou "le grand bleu" qui eux ont été des films cultes à leur sortie mais le sont moins maintenant.
Il fallait voir les 2000 personnes, réunies au théâtre romain de Fourvière à Lyon en juillet 2001 lors d'une projection sur écran géant, applaudir Georges Lautner qui avait fait le déplacement. Ce qu'il y avait de plus étonnant c'est la moyenne d'âge du public : environ 25 ans. Plus jeune que le film, c'est dire.
Alain L. (09/01/2002)

Rien que du bonheur!
Marie S. (09/01/2002)

Impossible de noter, trop classe. Avoir un site sur lequel on peut apprendre ce genre de répliques surle bout des doigts ça veut dire franche rigolade et convivialité à tout moment. Quel bonheur !
Carol & Robert V. (08/01/2002)

Pour avoir vu ce film à sa sortie sans qu'il me laise de souvenir je me pose toujours la question comment ce film a t il pu aussi bien vieillir. Réponse : les dialogues d'Audiard et ses acteurs.
Peut être autre chose plus général, il faut revoir plusieurs fois les films pour pour tout voir, tout entendre.
Bien sûr que l'on attend le DVD avec impatience mais peut on espérer que l'on aura la version non colorisée en bonus.
Philippe G. (08/01/2002)

Se passe de commentaires."Goodness et happinness Sir!"
Pierre B. (07/01/2002)

Ca latte sévère...j'vous l'dit tout net les enfants, des films comme celui-ci y'en a pas des tonnes...la K7 est usée jusqu'au trognon, j'attends le DVD avec impatience.
Franck B. (06/01/2002)

Des dialogues ciselés comme des œuvres d'arts pour des Acteurs qui impressionnent la pellicule, un scénario excellent de bout en bout.
La référence.
Simon F. (06/01/2002)

Une pure merveille!!
Dominique F. (05/01/2002)

Le sommet de l'art. Y connaissent pas le Michel !!!
Doudou (04/01/2002)

C'est pour quand le DVD !!! Y'a urgence !
C'est l'un des meilleurs d'Audiard avec des acteurs du tonnerre.
Olivier G. (04/01/2002)

Pour moi, c'est la référence, un incontournable, THE film. Quel régal ! Il devrait être obligatoirement inscrit aux programmes au lycée. Mes enfants l'ont déjà vu 3 fois sans que je les force (juré). J'attend avec impatience un film qui arrive à sa hauteur.
Gilles R. (04/01/2002)

Le dialogue élevé au rang d'art!
Frédéric F. (04/01/2002)

Excellent, sublime!
Cajus (31/12/2002)

La perfection!
Philippe S. (27/12/01)

"les cons , ça ose tout , c'est à ça qu'on les reconnait"
Du jour où j'ai compris et vécu cela , j'ai passé mon temps à les ignorer

Jean-Paul V. (22/12/01)

Le chef d'oeuvre !
François D. (21/12/2001)