Les Morfalous
Titre : Les Morfalous
Année : 1983
Réalisateur : Henri Verneuil
Scénario : Henri Verneuil, Michel Audiard
d'après le livre de Pierre Siniac
Acteurs : Jean-Paul Belmondo (Augagneur)
Jacques Villeret (Béral)
Michel Constantin (Mahuzard)
Michel Creton (Boissier)
Marie Laforêt (Hélène Laroche-Fréon)
François Perrot (François Laroche-Fréon)
Matthias Habich (Karl)
Maurice Auzel
Robert Lombard (Chanterelle)
Caroline Sihol
Michel Beaune (le général)
Gérard Buhr (officier du camp de ravitaillement)
Durée : 1h45
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Rating:
Note Moyenne: 8/10
Nombre de Votes: 5

Résumé:

1943. La banque d'El Ksour en Tunisie a dans ses coffres une fortune en lingots d'or. Un détachement de la légion doit escorter le précieux métal jusqu'à un endroit sûr. Lorsque cette troupe arrive à El Ksour, c'est le piège. Les Allemands sont là; une terrible fusillade éclate; la tuerie est épouvantable. Rescapés: Augagneur et Boissier, de la légion, Béral, un artilleur, et l'adjudant Mahuzard. Après avoir éliminé tous les Allemands du lieu, le petit groupe s'apprête à remplir sa mission. Mais si Mahuzard est décidé à faire son devoir de soldat, Augagneur a convaincu les deux autres qu'il est beaucoup plus intéressant de s'approprier les lingots pour constituer des fortunes personnelles. D'où des tensions au sein du groupe. L'arrivée de François Laroche-Fréon, le directeur de la banque, n'arrange rien. Mais Mahuzard a le dessous, il est fait prisonnier. Pendant qu'Augagneur part avec Hélène Laroche-Fréon chercher de la nourriture et d'autres satisfactions, Mahuzard parvient à faire changer d'avis Béral. Augagneur et Boissier sont maintenant les prisonniers, avec Karl, un Allemand amant d'Hélène venu en char la rejoindre. Grâce à Hélène, Augagneur et ses amis s'échappent. Au moment où Mahuzard s'apprête à partir avec les lingots, un face à face a lieu. Seuls en réchappent Karl, Augagneur et Hélène. Celle-ci, qui a tenté de trahir avec l'autre chacun des deux hommes, est abandonnée sur place; le Français et l'Allemand partent en char avec les lingots. Chacun se méfie de l'autre. Et, finalement, Augagneur laisse sur une plage l'Allemand qui a voulu le duper. Augagneur est donc riche, il va échanger ses lingots contre des dollars. C'est alors qu'il se trouve face à une colonne française qui le fête comme un héros. Il est bientôt décoré pour avoir sauvé une fortune appartenant à la France.
Source : Les Fiches du Cinéma  


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Dialogues: Les Morfalous


- Mais qu'est ce qu'il s'est passé?
- Ben il a dû pisser sur la ligne à haute tension, point final
- Vous savez, Madame, ça s'est passé tellement vite... Il n'apas du souffrir du tout, du tout.
- C'est bien la primière fois qu'il fait des étincelles avec sa bite !
J.Villeret/M.Constantin/M.Laforêt

- Qu'est ce qu'on peut bien faire avec six milliards?
- Rien, c'est l'agrément. Ca permet de plus rien foutre.
J.Villeret / J.P. Belmondo

- Après avoir été longtemps des héros de Courteline, les adjudants sont en train de devenir des personnages de Freud.
J.P. Belmondo

- Même au milieu de trous d'obus, même sur une place crevassée, esquintée, c'est bandant une banque
J.P. Belmondo

- Y'a des circonstances où vaut mieux voir arriver un mauvais français qu'un bon allemand.
J.P Belmondo

- La chiasse, ça veut dire la courante, la pétoche. Alors que la dysentrie, c'est technique, c'est dans le smanuels
J.P Belmondo

- Les conneries, ça se fait avant de rentrer à la Légion. Pas pendant!
M.Constantin

- Les remerciements appartiennent aux civils. Les militaires honorent ou punissent.
J.P Belmondo

- Les pertes en dessous de 100% ne peuvent être que relatives.


Commentaires


Entre Verneuil et Audiard ça fait des frissons...
Comment disait-il ? "Quand un gars pareil disparaît, y pas de place à repourvoir"
Marco Venturi / Genève (5/09/2003)

A noter le monologue de Constantin lorsqu'il explique la methode de Belmondo pour soulever les femmes de notables:
"Depuis que le sergent sert sous les drapeaux, toutes les femmes de cocus ont entendu le même refrain: le titi parisien, Gavroche, l'ecole communale à Levallois-Perret, la salle de fêtes rue Anatole France et pi crack, les fritzs qui viennent lui allumer sont paysage! Ils installent la Kommandantur dans son quartier, rebaptisent la Roxy Palace... Moi Mahusart, j'l'ai entendu pleurnicher sur le préau de son ecole tout en se farcissant en levrette la femme du prefet de Constantine; il faut oser non? Et ben lui il ose le fumier, c'est ca sa force!"
Dominique Leroy (29/07/03)

Ayant vu le film tres jeune il se peut que mon jugement soit faussé mais je persiste a croire que Audiard etait le plus grand. j'ai appris son existance dix huit ans apres sa disparition de facon fortuite car c'etait dans Cafe racer un mag. de moto ou j'ai pu lire le dernier coup de gueule d'Etienne mon meilleur pote aujourd'hui disparu qui etait lui meme un inconditionnel d'Audiard. J'effectue donc des recherches sur ce scenariste talentueux et je vous remercie pour ce site si complet.
Denis Lefevre (20/07/03)

Ce film est une pure merveille. Mélange d'aventure, d'héroïsme et de clownerie.
Les dialogues d'Audiard sont immenses et les acteurs géniaux.
Un must dans le genre, qui a malheureusement trop tendance (et je crois que c'est le but) de faire passer les militaires pour des abrutis.
Pierre Fleury (12/12/2002)