Le Pacha
Titre : Le Pacha
Année : 1968
Réalisateur : Georges Lautner
Scénario : Michel Audiard, Albert Simonin, Georges Lautner
d'après le roman de Jean Laborde
Acteurs : Jean Gabin (le commissaire Joss)
Dany Carrel (Nathalie)
Maurice Garrel (Brunet)
Jean Gaven (Marc)
Félix Marten (Ernest)
Robert Dalban (l'inspecteur Gouvion)
André Pousse (Quinquin)
Serge Gainsbourg (lui-même)
Noëlle Adam (Violette)
Frédéric de Pasquale (Alfred)
Louis Seigner (le directeur de la P.J.)
Durée : 1h40
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  Requiem pour un con

Rating:
Note Moyenne: 10/10
Nombre de Votes: 17

Résumé:

Très affecté par la mort d'un de ses inspecteurs, un commissaire proche de la retraite entame une vaste épuration du milieu parisien.

Une bande de truands, dirigée par un certain Quinquin, attaque un fourgon spécial protégé par les hommes de l'inspecteur Gouvion. Quinquin fait à cette occasion main basse sur une cargaison de diamants de plusieurs centaines de millions de francs avant de liquider, lors du partage du butin, quelques-uns de ses complices, dont Gouvion. L'enquête est confiée au commissaire divisionnaire Joss, qui n'a plus que six mois à tirer avant la retraite. Parce que Gouvion était un ami d'enfance, Joss décide de mettre tout en œuvre pour venger sa mort et d'en finir une bonne fois pour toutes avec Quinquin. La maîtresse du défunt, Nathalie, va lui être d'une aide précieuse...


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(publié sur le site)

Dialogues: Le Pacha

- Autrefois, avant que le béton mange l'herbe...
J.Gabin

- Tout le monde parle d'infarctus, de cirrhose, de cancer. Moi je dis que la pire maladie des hommes c’est de donner tout son amour à une seule bonne femme.
J.Gabin

- C'est un accident, un regrettable accident...
- La mort de Louis XIV aussi.
J.Gabin

- Quand on a cravaté Jo-les-Grands-Pieds, t'as fait un beau rapport, t'as toujours été fort en rédac. Mais tous les deux, on lui doit quèlque chose, au Grands-Pieds ! Toi, de l'avancement et moi, six mois d'hosto. Mais ce matin, j'étais bon pour la médaille posthume, alors tu m'excuseras, j'ai quitté la piste...
R.Dalban

- Quand on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner.
J.Gabin

- Quand on tue un poulet, c'est fou c'qu'y'a comme parties d'poker qui s'organisent chez les voyous !
J.Gabin

- L'un d'nous deux bute l'autre... Toi, on t'raccourcit, moi, on m'félicite... Ch'ais bien qu'c'est injuste parce que c'est injuste... mais c'est comme ça... T'as contre toi quarante ans de bons et loyaux services et une vie exemplaire...
J.Gabin

- Remarque que l'essentiel, c'est d'se conduire comme un homme... Partir la tête haute aux Assises, parce que après, on sait pas c'qui peut lui arriver...
J.Gabin

- Vous avez quand même pas dans l'idée de me faire porter le chapeau?
- Nous, quand y'en a un qui traîne, faut qu'on lui trouve une tête. A la pointure ou pas.

- J'évoque, je balance pas.
D.Carrel

- Le genre d'homme qui veut tout casser, et qui casse jamais rien.
D.Carrel

- Y devrait y avoir des cliniques pour les obsédés (sexuels)
- Y'en avait mais on les a fermées.

- Le crétin chimiquement pur,j'me demande où tu vas l'chercher ?
- Trente-six Quai des Orfèvres. J'suis fidèle à mes fournisseurs.
D.Carrel/M.Garrel

- A partir de seize ans, si on rapportait rien à la maison, on regardais les autres becqueter. Ca forme le caractère. A dix- huit ans on entrait en maison de redressement comme dans d'autres familles on entre au séminaire.
D.Carrel

- J'ai des envies d'voyages... L'Océanie, Bora-Bora, les vahinés... Tu connais ?
- Pourquoi ? Tu veux m'emmener ?
- On n'emmène pas des saucisses quand on va à Francfort.
- Tu pourrais dire ì Une rose quand on va sur la Loire î... Question d'termes...
A.Pousse/D.Carrel

- Alors, ton Olympiade du hold-up, où t'en es ?...
- J'vous l'ai déjà dit. On braque un fourgon postal. L'influence anglaise, comme dans tout, quoi...
- D'ici à ce que vous alliez achetier vos cagoules chez Old England, y'a pas loin !
J.Gabin/F.Marten

- Dis donc, Ernest, entendons-nous bien. T'as besoin d'moi, j'ai besoin d'toi, on traite... Mais un casseur doublé d'une donneuse, tu voudrais tout d'même pas que j't'embrasse... Hein ?
J.Gabin

- Les bastos, c'est plus facile à donner qu'à recevoir. Je suis sûr que t'avais jamais pensé à ça.
J.Gabin

- Oh, écoute, Paul, moi, le mitan, j'en ai jusque-là !... Ca fait quarante ans que le truand nous charrie! J'l'ai digéré à toutes les sauces et à toutes les modes... En costard bien taillé et en blouson noir... Ça tue, ça viole, mais ça fait rêver le bourgeois et reluire les bonnes femmes. Elles trouvent peut-être ça romantique, mais moi pas !... Moi, les Peaux-Rouges, j'vais pas les envoyer devant les jurés de la Seine, comme ça, y'aura plus de remise de peine et de non-lieu... J'vais organiser la Saint-Barthélémy du mitan.
J.Gabin

- Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute.
J.Gabin


Commentaires


Un sommet! la confrontation entre un vieux flic en bout de course et un truand sanguinaire et sans scrupules. Comme les balles (bastos!) qui fusent de tout les cotés, les dialogues percutent ,virevoltent et font "mouche" a tout les coups. Du bon ,du grand Audiard qui déja 2 années auparavant avait mis notre hilarité sans dessus dessous avec "ne nous fachons pas!"Que dire du dialogue proprement surrealiste de Jean gabin s'adressant a son "cave" d'adjoint Robert Dalban,lui declamant sur un ton des plus moqueurs une replique des plus cinglantes! Le cinema de "papa" a encore des beaux jours lorsqu'on nous ponds chaque soir des films(?)d'une inssipidité des plus confondantes!!!
P. Sharelle (19/9/2005)


Film exceptionnel!!!
Un Gabin de classe internationale!Et que dire d'André Pouce le magnifique?!Sinon Que Michel Audiard ne serait rien sans lui...
magnifique!
Armel Lepage (19/5/2004)

Dominique Zardi qui tire au bazooka sur la voiture de Robert Dalban ! Des dialogues exceptionnels, DD Pousse au top de sa carrière. Dany Carrel plus sexy que jamais, bref du très lourd...
Svepol (8/08/03)

Le pacha ,andre pousse ,gabin ,audiard , dalband des grands monsieurs le cinema francais ne retrouvera surement jamais se genre de personnages ,des titants, des geants des monstres sacree.
Leandrebrassac (29/03/03)

Sans ce film et ces acteurs, le cinéma français serait plutôt sans vie, sans âme. A présent, nous avons à faire à de véritables hommes d'affaires et non des acteurs. Marie-Jeanne.
Marie-Jeanne Perry (13/03/03)

32 années d'ignorance mais quelle révélation. Je viens de découvrir ce film. Audiard - Gabin - Gainsbourg : Ne rajoutez rien, tout y est. Les dialogues, les gueules et le petit plus : cette musique si connue ajoute à l'ambiance. De plus, amoureux de mécanique, voir Gabin se déplacer en Matra 530 : Les méchants n'ont qu'à bien se tenir. Bref, un régal.
Laurent Munar (9/01/2003)

Rien à redire. Le Pacha restera dans les annales cinématographiques et musicales. L'harmonie des images et de la musique berce certaines parties de ma vie : quand ça devient trop difficile, ou au contraire quand tout va très bien j'écoute, je regarde, je savoure...
Christine SImard (5/12/2002)

Du pur caviard du gabin et du audiard pur jus.
kikitaxi45. (27/09/2002)


Un Lautner qui se tient, une réalisation mi-américaine et pro-française, un scénario de Simonin digne de ses romans et puis, et puis les dialogues d'Audiard qui amplifie l'immoralité du manuscrit ! Immoralité parce qu'un flic même à la vieille de la retraite, selon les principes, bien entendu, ne fait pas sa petite vengeance personnelle ! Mais avouez qu' "organiser la Saint Barthélemy du mitan", il fallait y penser. Une sorte de "touche pas à mon pote" une bonne dizaine d'année avant Harlem Désir. Enfin, un requiem que la France connait mieux que celui de Mozart, de Fauré etc... Le requiem pour Albert... Albert Gouvion... Albert les galoches... le tombeur de ses dames... la terreur des Ardènnes... le pote du commissaire Joss depuis la communale... Un requiem pour l'empereur des cons...
Hervé D. (8/07/2002)

On a rarement aussi bien filmé l'hiver et les grandes plaines de la Picardie ou les étendues de la Champagne désolées sous la neige.
C'est un film d'action remarquablement mené, sans un temps mort, sans une once de graisse dans le scénario, mais la caméra prend le temps de s'attarder sur les flaques d'essence brûlée sur la neige ou sur les illuminations et les vitrines des Grands magasins à Paris.
L'intrigue est simple, efficace et paradoxale : les archétypes sont parfaitement respectés, incarnés, mais en même temps "retournés" : le commissaire divisionnaire va utiliser des méthodes de truands, son pôte Albert était envieux, les truands vont s'entretuer, rien ne ressemble à ce qu'il semble être, le temps a tout corrodé, et la boutique où le petit Joss achetait ses friandises est devenue le louche bistrot du coréen qui a monté l'alibi de Quinquin.
C'est la rencontre du film "noir" à la française classique, et de l'air du temps de la fin des années 60, parfaitement restitué : les affiches, l'ameublement du studio de Dany Carel, les vêtements exposés dans le magasin "JNS 3" (situé rue de la Chaussée d'Antin à Paris, il existait encore il y a quelques années, avec sa passerelle en pente), bien sûr toute la séquence au cabaret "Hippies"....
C'est la montée d'une jeune génération de policiers pressés, plus techniques, amateurs de belles voitures bleues et de pointes de vitesse dans Paris, qui bousculent les "papys" que sont le patron de la police (Louis Seigner), le commissaire divisionnaire (Jean Gabin) et son "pôte" (Robert Dalban), qui peuvent évoquer leurs souvenirs d'avant-guerre.
La palette graphique du film est extrêmement étudiée : le jeu sur les pots de peinture bleue et jaune quand Quinquin se débarrasse de ses premiers complices, le blanc, le gris, le noir de l'hiver, le gris métallique, technique et efficace du plateau sur lequel travaillent les policiers, avec leurs postes télex, leurs micro-fiches ... Une belle métaphore visuelle : le dernier plan montrant (de haut) Nathalie morte parmi des brassées de fleurs, seule note de végétation dans un environnement tellement dépouillé que pour un peu, on se croirait chez Melville, dans "Le Samourai".
La musique sert de contrepoint parfait à l'action : ainsi quasiment toute la scène du premier holdup est muette, uniquement sonorisée par les bruits de l'action (dérapages, chocs, manivelle, voiture, explosion, lance-flammes), ponctués de quelques mots simplement utiles au bon déroulement.
A voir, voir, voir encore et revoir : on y remarque toujours quelque chose auquel on n'avait pas encore prêté attention.
Claire M. (30/07/2002)

Génial du grand cinéma !
Fabrice R. (29/07/2002)

Un des plus grand polar du ciné français mais hélas impossible a trouver en video
ou dvd, si vous avez de quoi me plaire, pierrelibion@tiscalinet.be merci.
Pierre L.
(02/02/2002)