Le corps de mon ennemi
Titre : Le corps de mon ennemi
Année : 1975
Réalisateur : Henry Verneuil
Scénario : Henry Verneuil, Michel Audiard
d'après le roman Felicien Marceau
Acteurs : Jean-Paul Belmondo (François Leclerc)
Marie-France Pisier (Jean-Baptiste Gilberte)
Bernard Blier (Liégard)
Daniel Ivernel (Le maire)
René Lefèvre (Le père François)
Yvonne Gaudeau (mère de Gilberte)
François Perrot (Di Massa)
Charles Gérard
Suzy Prim
Claude Brosset
Michel Beaune
Nicole Garcia
Bernard-Pierre Donnadieu
Durée : 2h
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Rating:
Note Moyenne: 9,5/10
Nombre de Votes: 6

Résumé:

A Cournai, dans le Nord de la France, on ne vit que par et pour la toute puissante famille Beaumont-Liégard. Ces industriels du textile ont au fil des ans et des générations, amassé une telle fortune qu'ils contrôlent la région tant du point de vue économique que sur le plan social et même politique. Le maire et le député n'ont en effet rien à refuser à Jean-Baptiste Liégard, l'actuel représentant de la dynastie, aussi autoritaire et efficace en affaires qu'au golf et sans lequel Cournai n'aurait ni son stade, encore moins sa brillante équipe de football et son héros Kojac. De souche modeste, ambitieux et peu scrupuleux, François Leclercq s'est introduit dans le clan après avoir séduit Gilberte, la fille unique de Jean-Baptiste Liégard. Mais, pressée par son père, Gilberte épouse un riche aristocrate pour mettre fin aux rumeurs qui circulent, pour éviter une mésalliance et surtout pour punir son amant de son inconstance. François s'est associé à Raphaël di Massa et les affaires de la boîte de nuit qu'ils ont ouverte prospèrent au-delà des prévisions les plus optimistes. C'est alors que François découvre que son associé se livre au trafic de drogue. Il veut intervenir, mais un double meurtre commis dans l'établissement lui est imputé sans qu'il puisse se disculper. Sept ans plus tard, François sort de prison, bien décidé à rétablir la vérité. Une rapide enquête lui démontre que les choses ont changé depuis, mais pas les hommes. Au terme de ses investigations, François retrouve Di Massa et confond Jean-Baptiste Liégard, le vrai responsable du trafic.
Source : Les Fiches du Cinéma    


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Dialogues: Le Corps de mon Ennemi

- Vous avez un pronostic pour le match (France-Allemagne)? Moi je dis que ça va pas être une promenade. Attention, les Allemands, sur leur terrain, faut jamais les sous-estimer.
- Parfois même sur le notre.
Un taxi/J.P Belmondo

- Si je te disais que la population a presque doublée
- Deux fois plus de cons...Ca paraît pas possible.
J.P Belmondo

- La province fout le camp...La rue du Commerce est devenu un énorme étalage qui déborde de partout, qui dévore la rue... Une ville folle, hagarde... Une foire au gadget aux portes béantes en miroir, acier et plexiglas, aux slogans péremptoires: "A saisir"..."Liquidation"..."Nos prix qui pulvérisent"... un mode qui brade...qui bazarde...qui se débarasse d'objets qui ne servent à rien qu'à être achetés.
J.P Belmondo

- Doit-on appeler ça faire l'amour ou le défaire?

- Songez, mes frères, qu'il y a des hommes qui risquent de perdre leur salut éternel pour un plaisir de bête qui, me suis-je laissé dire, ne dure parfois que trente à quarante secondes.
Un curé

- Votre père à son caractère, mais nous avons tous le notre...
- Non, Monsieur, n'en a aucun!
B.Blier/J.P Belmondo

- On donnait dans le social...On faisait semblant de faire de la charité... Nous ne donnions jamais d'argent car on nous avait prévenu: Quand on donne de l'argent aux pauvres, ils le boivent.
M.F Pisier

- A votre âge et quand on porte votre nom, les gros mots ne peuvent être que des citations.
J.P Belmondo

- On connaît le poids d'un penalty sur un bulletin de vote.
J.P Belmondo

- Chaque but marqué par ce tzigane pèse plus lourd dans une urne que tes meilleurs discours.
B.Blier

- Le football n'intéresse que les politiciens, les enfants et les fabricants de ballons.
J.P Belmondo

- Qu'est ce qui me dit que vous n'allez pas me descendre, après?
- Tu préfères avant?
Un truand/J.P Belmondo

- Vous n'allez pas répondre pourquoi à toutes les questions que je vous pose?
- Pourquoi pas?
B.Blier/J.P Belmondo

- Moi aussi j'aimerais bien des roses plein les bras.
- Eh bien tu les lui porteras !
M.F Pisier/J.P Belmondo

- Suivant la force d'attaque sur cette balle et le choc sur cet écran, l'ordinateur reproduit la longueur du coup et l'approche par rapport au trou. Si le prochain modèle comporte un brumisateur et une soufflerie, ça ne sera plus la peine d'aller à Deauville!
B.Blier

- Dans ce bric à brac de la mémoire, chaque fois qu'on essaye de se souvenir du jeune homme que l'on était, on se revoit avec la tête de l'homme d'aujourd'hui.
J.P Belmondo

- Pendant qu'une saine jeunesse agite des calicots, elle ne brandit pas de pancarte.
J.P Belmondo


Commentaires


9/10 pour ce film du grand Henri. Des Gens sans importances aux
Morfalous en passant par Un Singe en Hiver ou Le Clan des Siciliens,
j'en croque. Si en plus y a le grand Michel et le plus grand acteur
français dans l'panier, vous remettez une pour la route...
Si je puis me permettre, ce n'est pas Marie Laforêt qui joue la fille de
Blier et la fiancée de Jean-Paul, mais Marie France Pisier(NDLR : Correction effectuée merci !). Y avait maldonne avec les MORFALOUS ou jOYEUSES Pâques sans doute.
Amicalement,
Arnaud (9/9/2005)


J’ai l’impression que ce film passe 5 fois par an à la tv et pourtant je ne m’en lasse pas. Quand on est du nord et en particulier de la métropole lilloise comme moi, un charme supplémentaire s’ajoute car chaque décor nous est familier. D’autant plus quand l’univers du textile et celui que nos famille ont connu durant des années. Un film beaucoup plus social qu’il n’y parait et surtout, criant de vérité.
Manquent dans votre sélection de dialogue l’échange mémorable entre « le commandant » et « Jeanine»!
Kgb (11/08/2005)

Excellent film à revoir
Dominique Billiet (31/05/2005)

La note peut paraitre exageree, mais a mon avis elle se justifie par l'extraordinaire conjugaison d'un scenario d'une brillante simplicite, d'une distribution melant les meilleurs parmi les premiers et second roles de l'epoque et de dialogues a la audiard fideles a ce qu'on peut attendre: precision, repartie singlante et message social.
Un film a recommender.
Un des meilleurs Belmondo.
Pierre de Bretagne (11/12/2003)

Moins connu que d'autres, il est néanmoins à classer parmi les plus grands aux cotés du "Singe en Hiver" et du" Président", une association Verneuil-Audiard qui fait de ces trois films de fines analyses sociologiques pleines de justesse et de nostalgie, des films à étudier pour leur message politique ou social, comme témoins d'une époque passée mais aussi souvent pour cette approche si particulière, à la fois cynique et poétique, de réalités toujours bien ancrées dans notre société...
JEANNOT du Cap Corse (25/10/2002)