Le Cave se Rebiffe
Titre : Le Cave se Rebiffe
Année : 1961
Réalisateur : Gilles Grangier
Scénario : Gilles Grangier, Michel Audiard
d'après le roman d'Albert Simonin
Adaptation : Michel Audiard, Gilles Grangier, Albert Simonin
Acteurs : Jean Gabin (Ferdinand Maréchal, dit le Dab)
Martine Carol (Solange Mideau)
Bernard Blier (Charles Lepicard)
Françoise Rosay (Mme Pauline)
Frank Villard (Eric Masson)
Maurice Biraud (Robert Mideau)
Ginette Leclerc (Léa Lepicard)
Antoine Balpêtré (Lucas Malvoisin)
Albert Dinan (Rémy)
Clara Gansard (Georgette)
Robert Dalban (Maffeux)
Durée : 1h38
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Rating:
Note Moyenne: 10/10
Nombre de Votes: 42


Résumé:

Désireux de se lancer dans la fabrication de fausse monnaie, Eric Masson, un petit truand, Charles Lepicard, un ancien tenancier de maison close, et Lucas Malvoisin, un homme d'affaires véreux, font appel au talent de graveur de Robert Mideau, dont la femme, Solange, est la maîtresse d'Eric. Mais la petite bande comprend très rapidement qu'elle ne peut faire l'économie d'un homme d'expérience' et contacte bientôt pour superviser l'opération Ferdinand Maréchal, dit le Dab', un caïd rangé des voitures, qui s'est établi éleveur de chevaux à Caracas. D'abord réticent, celui-ci finit par accepter et retrouve Paris après quinze années d'absence. Filé par deux policiers, il les sème à l'hippodrome de Vincennes et se rend chez Lepicard, à qui il expose ses exigences...


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(publié sur le site)

Dialogues: Le Cave se Rebiffe

- Ah évidemment j'en suis pas encore aux toiles de maître, mais enfin c'est un début!
- Oh... c'est un début qui promet. Mais tu vois si j'étais chez moi comme tu le disais si gentiment, bah j'mettrai ça ailleurs.
- Qu'est-ce que je disais, y s'rait mieux près de la fenêtre. Tu le verrais où toi ?
- À la cave.
B.Blier/J.Gabin

- Parce que j'aime autant vous dire que pour moi, Monsieur Eric, avec ses costumes tissés en Ecosse à Roubaix, ses boutons de manchette en simili et ses pompes à l'italienne fabriquées à Grenoble, eh ben, c'est rien qu'un demi-sel. Et là, je parle juste question présentation, parce que si je voulais me lancer dans la psychanalyse, j'ajouterais que c'est le roi des cons... Et encore, les rois, ils arrivent à l'heure...Parce que j'en ai connu, moi, mon cher Maître, des Rois... Et pis pas des p'tits... Des Hanovre... Des Hohenzollern... Rien qu'du micheton garanti croisade... Mais vous m'voyez-là, maintenant, mais moi, j'ai pas toujours tenu un clandé !... Vous avez pas connu la Rue du Chabanais... Soixante chambres !... Et y z'ont filé tout ça aux P'tites Soeurs des Pauvres !... Quand j'y pense, tiens... Alors, c'est pour vous dire que votre ami Éric, ses grands airs, y peut s'les cloquer dans l'baba !...
B.Blier

- L'honnêteté, ça se paye.
A.Balpetre

- L'éducation, ça s'apprends pas.
B.Blier

- Mon cher, je sais que le dicton veut qu’on n’prête qu’aux riches... mais on n’leur prête pas à vingt pour-cent. Je n’demanderai pas mieux que d’placer votre argent dans la famille Rotschild, malheureusement...
- Oh mon cher Maître j’vous en prie ! Entre l’Baron Edouard et un traîne patins comme Eric, y’a une marge... D’ailleurs à propos d’marge, j’trouve un peu baroque d’vous prêter à huit pour-cent du pognon qu’vous faites travailler à vingt.
A.Balpetre/B.Blier

- Mais pourquoi j'm'énerverais ? Monsieur joue les lointains ! D'ailleurs, j'peux très bien lui claquer la gueule sans m'énerver !
B.Blier

- Dans un ménage, quand l'homme ne ramène pas un certain volume d'oseille, l'autorité devient, ni plus, ni moins, d'la tyrannie !... Et l'autoritaire, un simple emmerdeur prétentieux !...
B.Blier

- L'affaire redeviendrait possible si on pouvait faire contrôler nos sterling par un spécialiste...
- Vous en connaissez un ?
- Le meilleur !... Pis blanchi sous le harnais, hein... Trente ans d'fausse monnaie et pas un accroc... Un mec légendaire, quoi... Les gens de sa partie l'appellent le Dabe et enlèvent leurs chapeaux rien qu'en entendant son blase... Une épée, quoi...
- S'il est aussi fortiche que tu l'dis, ce... ce Dabe, y doit avoir de gros appétits ! Combien y va encore nous piquer ?
- Si un homme comme ça entre dans la course, ça n'a pas d'prix !... Parce qu'avec lui, y'a pas d'problème... C'est comme si on s'associait avec la Banque d'Angleterre... Nos sterling, on pourra les montrer à Pinay !...
B.Blier/A.Balpetre

- T’es là pour longtemps j’espère ?
- En principe non, mais t’sais dans les affaires on sait jamais. Tu t’déplaces pour trois semaines et pis tu peux rester vingt piges, ça c’est vu.
G.Leclerc/J. Gabin

- Pour une fois que je tiens un artiste de la Renaissance, j'ai pas envie de le paumer à cause d'une bévue ancillaire!
- Une quoi ?
- Une connerie de ta bonniche...
J.Gabin/B.Blier

- Le Bon Dieu aurait pu te faire honnête, tu as de la chance il t'a épargné.
J.Gabin

- Je connaîs ton honnêteté, mais je connais aussi mes classiques. Depuis Adam se laissant enlever une côte jusqu'à Napoléon attendant Grouchy, toutes les grandes affaires qui ont foiré étaient basées sur la confiance...
J.Gabin

- Faire confiance aux honnêtes gens est le seul vrai risque des professions aventureuses
J.Gabin

- Entre nous, Dabe, une supposition... Hein, je dis bien une supposition, que j'ai un graveur, du papier, et que j'imprime pour un million de biftons. En admettant, toujours une supposition, qu'on soit cinq sur l'affaire, ça rapporterait, net, combien à chacun ?
- Vingt ans de placard. Entre truands, les bénéfices ça se partage, la réclusion, ça s’additionne.
B.Blier/J.Gabin

- Le faux talbin est un travail qui se fait dans le feutré.
J.Gabin

- J't'enverrai un gonze dans la semaine. Un beau brun avec des petites bacchantes. Grand. L'air con
- Ca court les rues les grand cons.
- Oui mais celui là, c'est un gabarit exceptionnel! Si la connerie se mesurait, il servirait de mètre étalon! Y serait à Sèvres!
J.Gabin / F.Rosay

- Y suffit de mettre un gigot au four pour voir s'amener les emmerdeurs.

- Dans la vie, ne pas reconnaître son talent, c'est faciliter la réussite des médiocres.
J.Gabin

- Maint’nant dis donc Charles, si t’as besoin d’quelques briques, tu sais qu’j’suis toujours un peu armé moi.
- Oh ! Non. J’en suis pas encore là, j’suis pas v’nu pour te bottiner. Quoi qu’la fraîche elle décarre petit à p’tit et pis si ça continue comme ça, un d’ces quatre, j’vais m’retrouver sur les jantes.
- Bon, bah puisque t’en es pas encore là, alors écoute-moi. Dis toi bien qu’tes p’tites misères c’est rien à coté de c’qui t’attends si tu persistes dans tes rêveries. Parce que dans l’faux talbin, alors là tu vas la comprendre ta douleur. Tu vas y laisser ta santé. Tu vas les découvrir les vicieux, pas ceux qu’tu connais d’habitude. Moi j’te parle des vrais, ceux qu’ont les grandes dents. Y vont t’bectarés tout cru les vilains. Note bien j’sais pas pourquoi j’te raconte ça puisque tu s’ras enchrister avant d’avoir touché une petite tune.
- Tu crois ?
- C’est un coup sûr tu vaux cent contre un dans l’parcours. Tiens prend un beignet là. Tu vas voir c’est bon, c’est du poissecaille que tu trouve pas en France.
- Dis donc, il est girond ton p’tit sommelier.
- Ah ! Bah si l’cœur t’en dis j’peux t’le bloquer pour la sieste.
- Ah ! Non tu vois c’est drôle, mais...j’ai plus d’goût à rien.
- Mais te laisses donc pas aller mec, tu trouveras bien une autre façon d’en r’trousser d’l’oseille, crois-moi c ‘est un service que j’te rend.
- Beuh !
- Bon ! Bah, puisqu’as pas l’air de m’croire, tu sais combien j’ai fait d’opération en trente piges d’exercice ?
- J’sais pas moi, une dizaine.
- Non, Monsieur. Cinq. Y’en a quatre qu’ont bien tournées et puis y’a eu la cinquième.
- Ca a pas marché ?
- Ah ! Non, ça n’a pas marché. Et pourtant j’pouvais croire que j’avais tous les atouts en main. Léon le stéphanois, qu’etait un vrai Rubbens, m’avait gravé un cent Florins plus beau qu’le vrai. J’avais trouvé l’papier en Italie et les encres en Suisse. La bécane, j’mettais mouillé d’sept briques. J’l’avais fait v’nir de chez Kottenburg à Leipzig. Et encore pour plus de sécurité, j’l’avais fais transiter en pièces détachées, moitié par l’Italie, moitié par l’Portugal. Tu peux pas savoir.
- Oh ! Dis donc...
- Et attends, attends, c’est pas tout. En huit heures au chrono, les deux millions d’Florins étaient tombés, la bécane démontée, la gravure détruite et tout l’papelard brulé. Tout ! Tout ! Tout ! Tout !
- B’en alors qu’est ce qu’a pas marché ?
- Eh ! B’en devine.
- Ton client qui t’a pas casqué ?
- Non !
- T’as eu des ennuis avec les perdreaux ?
- NON !
- Alors là, j’vois pas.
- Le dix sept Juin quarante cinq, ça t’dis rien ça, à toi, l’dix sept Juin quarante cinq.
- Non (de la tête)
- Et b’en l’dix sept Juin quarante cinq la banque Royale des Pays Bas a annoncé qu’la coupure de cent Florins était démonétisée et r’tirée d’la circulation, bloquée en banque. Un vane de Madame la reine Wilhemine. A j’m’en rappellerai d’celle là. A cause d’elle j’me suis farci un feu d’cheminée d’quinze cent millions.
- Ils avaient l’droit d’faire ça ?
- Pauv’e con ! Le droit ! Mais dis toi bien qu’en matière de monnaie les états ont tous les droits et les particuliers aucun !
J.Gabin/B.Blier




Commentaires


Du grand art! A savourer sans moderation!
Gilles (25/08/2005)

Attention M'sieurs Dames, authentique chef d'oeuvre ! Très grand moment du cinéma français : ça fait
mal de se frapper les poires concoctées sur commande par des réalisateurs sans imagination qui photocopient ad lib Les Bronzés ou courent benoitement derrière un cinoche à l'hollywoodienne Ma®de In France...
Je tenais néanmoins à signaler deux exceptions de films qui chacun dans leur genre, se sont rapprochés du "Cave..." : Pour les 90's "Les Démons de Jésus" de Bernie Bonvoisin avec l'excellent Thierry Frémont, l'énorme Patrick Bouchitey et surtout Martin Lamotte qui rentre dans la cour des grands grace
à sa tirade sur la "tosserie"... Gros hommage à Audiard ! Pour les 80's "Les Frêres Pétard" d'Hervé Palud avec Villeret et Lanvin, exceptionnels dans ce film à petit budget et mal réalisé, mais doté de dialogues mé-mo-ra-bles !
"- Putain mais tu pues du pull !
- C'est pas d'ma faute c'est un tricot qu'j'ai chouravé à la Line !
- Elle se parfume à la morue ta meuf ou quoi ?
- Pas du tout elle travaille dans un poissonerie !"
A redécouvrir !
Stephane Grenet (22/08/2005)

Un superbe emploi du vocabulaire. Des répliques mémorables. J'ai adoré!
MATHIEU LEMÉE (Montréal, Québec) (03/08/2005)

Toujours une grande nostalgie et une grande emotion de relire ses dialogues sublimes emprunts d'une philosophie certaine de l'existence
Quenot (10/04/2005)

Quel film ! Le chef-d'oeuvre parfait ! Des acteurs au sommet, des dialogues a faire mourir de rire, la scene entre Gabin et Francoise Rosay (merveilleuse) dans sa boutique a fleurs est fantastique, ou alors Blier essayant de convaincre Gabin de revenir en France pour faire un coup fumant, est a rouler par terre ! Du grand, grand art, des dialogues comme on en fait plus. Heureusement, il nous reste ces films fabuleux ...
Eldbjørg Knutsen Hano (23/03/2005)

Un sommet que la production actuelle ne risque pas de déloger si elle continue sur sa lancée!
Jean-michel Colonna (12/03/2005)

A ce niveau , c'est de l'Art ... Ce film est succulent...
Michel Foubert (13/01/2005)

Juste un commentaire sur la citation décrivant Monsieur Eric, plutôt que "bifton garanti croisade"
Il faudrait écrire bien entendu non pas bifton mais Micheton, le micheton étant le client de la prostituée. Sinon, tout a bien entendu
été dit sur ce film, et tout commentaire ne ferait qu'en rajouter dans
l'hyperbole. Qu'on se souvienne par exemple de la scéne de la cuisine entre Gabin et Rosay, ou ils évoquent tous les deux le souvenir de disparus, tous enlevés a la tendresse de leurs amis par les règlement de comptes plus sanglant les uns que les autres, jusqu'au dernier:
" et Jambes-de-Laine qu'est-ce qui devient donc
- lui aussi on l'a emmené a Thiais l'an passé
- Ah! encore un règlement de compte ?
- Non ...(sanglot)... cirrhose du foie ! "
Pierre LEBEL (5/07/2004)

Excellent, à savourer!!
Ph. Guenot 20/04/2004)

Simplement magnifique. A quand les cours d'argot pour remettre en selle ce language si haut en couleurs et tout en poèsie?
Fredz (8/04/2004)

10/10 un vrai chef d'oeurvre, pas un mot de travers, pas de mot du tout; on reste sans voix-
Pascal (8/04/2004)

Grandiose, tout simplement grandiose, j'peux pas mieux dire, c'est
grandiose!
roland c. (30/3/2004)

LE film avec LES dialogues et LES acteurs ! bref LA merveille.
Alain (25/03/04)

Mais comprenez vous maintenant messieurs dames que le cinéma francais fout le camp ,jamais on reverrra ca et j'vous jure que l'ai bien dommage que d'foutre c't'énorme patrimoine aux oubliettes ; REVOLTONS NOUS!!!!
Alain Magnenou (20/03/04)

Ce film est un monument du cinéma français, Jean Gabin et Bernard Blier excellent et les dialogues d'Audiard sont pour moi les plus réussis: un travail d'orfèvre. Mais il ne faut pas oublier les seconds rôles comme Frank Vilard, Françoise Rosay ou Maurice Biraud. Un sommet!
Jacqueline Niddam (22/02/04)

Du bonheur à l'état pur !
un art de vivre!
on ne se lasse pas , on apprend!
Isabelle montenol (17/01/04)

T'as raison, y'a pas mieux !
Gerard Lyon (26/12/03)

Pour moi le must avec Les tontons et Un singe ....
Un pur delice, la crème de la crème.
un moment de bonheur que je ne me lasse de regarder.
Une finesse de dialogues que l'on ne retrouvera certainement jamais.
R Belotti (21/12/03)

Pour moi le meilleur, le plus fin, le plus aiguisé, le mieux écrit (avec Le
Président). Les Tontons sont géniaux, Les Canards sauvages hilarants, mais Le Cave est de ces trop rares films qui dégagent une atmosphère... Il manque juste à la liste des scènes cultes l'appel aux morts de Gabin et Rosay dans la boutique de cette dernière "Lui aussi on l'a emmené à Thiais... Règlement de compte ? Non, syrrhose du foie...".
Cultissime ! Et un Biraud exceptionnel en faux naïf !
Rémi Désormière - Lyon (10/12/2003)

Le meilleur film ou l'argot, les dialogues sont formidables avec des acteurs qui hélas n'ont pas été remplacés;La jeunesse actuelle aimerait ce film j'en suis certain, il suffirait de le faire connaître en lui faisant un peu de publicité ;Ce film le mériterait car c'est le chef d'oeuvre des dialogues écrits par Michel Audiard.
Jean Pierre Avignon (6/09/2003)

Les films d'aujourd'hui ne sont qu'une abondance de conneries dramatiques faites pour amuser le
bas peuple Français, c'est très regrettable. A vous messieurs les critiques qui avaient tant descendus Audiard de son vivant, à vous messieurs la descendance qui ressortaient pourtant tous ses films en
DVD, car une mode Audiard s'installe, une mode sur laquelle vous ne voyez que profits et gloire, vous feriez mieux de fermer votre claque-merde.
Mais revenons à ce film sublime où les dialogues ne sont que multitude de phrases historiques et faits réels arrangés à la sauce Audiard. Du grand art Monsieur Michel Audiard. Vous continuerez toujours à me faire rêver, un mec légendaire quoi, une épée...
Christophe (allias PommeChips). (18/06/03)

Tous simplement merveilleux !! tous simplement du audiard!!
Mr brun (1/05/2003)

Certainement les meilleurs dialogues d'Audiard.Un brillant Artiste. Un festival continu. C'est un film gravé ou à graver dans nos mémoires.
Clovis T (11/04/03)

Un bonheur !
Pierre Ferret (20/01/2003)

No comment . No critics. Le meilleur film que j'ai vu des années 1960. J'ai le DVD du film que j'ai eu à Noêl 2002.
Jean-Luc Razafimbelo (12/01/2003)

Le summum des fims noirs (et drôles) du cinoche français. Des dialogues étincellants (ah la scène ou Jean Gabin viens discuter oseille avec la grande Françoise Rosay pour récupérer le papelard de Mandarès... qui risque de se gondoler et de se piquer si peu que la marne monte un chouillat...) du top !
Maximum (29/10/2002)

C'est ma vie
Caniche Noir (01/10/2002)

Je vous livre une info, que j'espère inédite.
Le saviez-vous ?
Selon un graveur lyonnais réputé et sûr, Maurice Biraud, le cave dans Le
cave se rebiffe, a été recruté, notamment, parce qu'il avait été lui-même
graveur sur cuivre.
De sorte que dans la séquence de gravure du biffeton, reprise en générique,
Biraud n'est pas doublé. Ce sont bien ses mains.
Qu'en dites-vous ?
Amitiés audiardiennes
Michel de Saint-Etienne (04/09/2002)


Je m'étonne de ne pas lire des commentaires sur le grandissime Maurice Biraud, pas que ses répliques soient les meilleurs dans ce film mais on n'a pas fais mieux que lui ou Françoise Rosay, Robert Dalban et autres André Pousse ,- dans d'autres films - pour donner la répliques à d'autres génies de la réplique comme Blier, Gabin et bien sur l'immense Lino. Il n'y eu que juste après des gens bien comme Michel Constantin, Jean Yanne, et Patrick Dewaere qui furent pour moi les derniers. Ce n'est certes pas un Christian Clavier qui arrive à la cheville. Mais c'est une autre époque. Quand au "cave", c'est à voir, revoir, rerevoir, etc.
Xavier L. (16/06/2002)

Gabin, Biraud, Blier, M.Carol, F.Rosay etc plus les dialogues de Michel AUDIARD en font un excellent film "
que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître" ou du moins apprécier.
Leur argot n'est plus le même mais la verve d'AUDIARD peut encore les "faire un peu sourire".
Jean T. (30/05/2002)

Le haut de gamme en dialogue. Et de bon conseil:
- Faire confiance aux honnêtes gens est le seul vrai risque des professions aventureuses
Une maxime que j'applique tous les jours.
Philippe V. (19/05/2002)

La bonne surprise pour moi ce matin, c'est de lire dans votre édition du 28 janvier une réplique (presque) complète de ce morceau d'anthologie qu'est "Le Cave". Entre nous, j'estime que vous n'en parlez pas assez et que, comme beaucoup de fans d'Audiard, vous avez tendance à mettre en valeur "Les Tontons" ou "Le Singe", deux autres purs petits chefs-d'oeuvre par ailleurs, y a rien à dire. Toutefois, "Le Cave se rebiffe" me semble être le polar parodique le plus achevé à mon sens ; celui qui réunit les dialogues les plus ciselés, les plus mordants, qui multiplie sans temps morts les bons mots et les répliques cinglantes, bref : qui reflète peut-être le plus en un seul long-métrage l'esprit du Ptit cycliste.
Merci encore, Jean-Michel, de nous avoir servi l'une des scènes des tropiques entre Gabin (Ferdinand Maréchal) et Blier (Charles Lepicard).
Hervé L. (29/01/2002)

Moi j'dis qu'des dialogues de c'te qualité, ciselés à souhait avec une justesse de mot et un sens du texte aussi drôle et aussi fin, bah! sans être vraiment d'l'orfèvrerie, y aurait quand même comme un cousinage!
De plus la qualité du texte est totalement transcendée par une distribution d'acteurs hors pair et entièrement imprégnés des mots d'l'auteur. Du Très Grand!
JMO (23/01/2002)

Pour moi le meilleur film d'Audiard. Sacré dabe.
Parfentieff (23/01/2002)

Un régal
Guy F. (14/01/2002)

Ce film est une sorte de chef d'oeuvre. Quelqu'un a-t-il fait mieux?
Tabarec (09/01/2002)

Le cave se rebiffe...pour celui qui connait un peu la vie et les "demi sel" certainement le meilleur film fait à ce jour...
Bernard (05/12/2002)