La Métamorphose des Cloportes
Titre : La Métamorphose des Cloportes
Année : 1965
Réalisateur : Pierre Granier-Deferre
Scénario : Albert Simonin
d'après le roman d'Alphonse Boudard
Adaptation : Pierre Granier-Deferre
Acteurs : Lino Ventura (Alphonse)
Charles Aznavour (Edmond)
Irina Demick (Catherine)
Maurice Biraud (Arthur)
Georges Géret (Roquemoute)
Pierre Brasseur (Tonton)
Françoise Rosay (Gertrude)
Annie Fratellini (Léone)
Daniel Ceccaldi (l’inspecteur Lescure)
Georges Chamarat (Clancul)
Marie-Hélène Dasté (Mme Clancul)
Durée : 1h35
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Note Moyenne: 9,5/10
Nombre de Votes: 11

Résumé:

A sa sortie de prison, un truand entreprend de faire regretter à ses anciens complices de l’avoir abandonné.

C'est grâce à Tonton, un brocanteur-receleur, qu'Alphonse, voleur de tableaux, fait la connaissance d'Edmond, Arthur et Roquemoute, trois truands minables. Avec leur complicité, il décide bientôt de forcer le coffre-fort d'une entreprise de pompes funèbres. Mais le cambriolage échoue. Alphonse se fait prendre et paie pour tout le monde. A sa sortie, cinq ans plus tard, il n'a plus qu'une idée en tête : 'refroidir' ses anciens complices, ces 'cloportes' qui l'ont lâché, ont prospéré et jouent à présent les honorables citoyens...


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(publié sur le site)

Dialogues: La Métamorphose des Cloportes


- D'un autre côté, faut voir les choses... Dès qu'on aime le confort, c'est fou c'que l'oseille peut filer vite... Le tailleur, le loyer, les brèmes... On est entouré d'voleurs !... Et j'compte pas les dames... Si j'continue à les enjamber au Claridge et à les goinfrer chez Lasserre...
L.Ventura

- C'est autrement plus coton d'écouler de la marchandise que de la faucher. Faut des connaissances, des relations... Voler, c'est juste un reflèxe.
P.Brasseur

- Sur le plan de l'arnaque, les coups le splus tordus ne sont rien -vous entendez, rien- à côté de la peinture abstraite.
P. Brasseur

- Ca fait combien de temps qu'on se connait?
- Trop

- Tu connais pas ta force. Barre-toi pendant que tu te contrôles encore.

- La quatuor, c'est une bonne formation pour orchestre, mais pour un braquage, c'est un peu trop.
L.Ventura

-
Je suppose que t'as aussi tes papiers ? Avec moi sur un coup on sort toujours anonyme.
L Ventura

- Quand même, j'aimerais bien savoir c'que tu traques, l'micheton ou l'prince charmant. Parce que si t'attends qu'Gregory Peck passe dans l'coin, t'es pas près de dérouiller..."
Une prostituée qui répond à Annie Fratellini.

- Je croyais qu't'avais raccroché, qu'tu vivais des dames, qu't'avais viré hareng!
F. Rosay


Commentaires


Rien à dire lis sont tous très fort verbalement.
Ichekara (3/06/2005)

Film immense et tellement juste...
" et tu mets tout ça sur Bébé rose , un produit maison , si ça veut rire tu peux te goinfrer "
Michel Foubert (13.01.2005)

J'adore
Vincent Motte (24/09/2004)

Très bon film
Alain Rozanc (18/12/2003)

Lino Ventura, dument formé à l'art moderne par la (sublime !) irina Demick, vendant de la barbouille abstraite à des amateurs éclairés : "ca tient au mur... je ne voudrais pas que ça quitte la France...".puis le commisaire Daniel Ceccaldi rentrant dans la galerie : "un seul mot : bravo ! "
Oui... Un seul mot , bravo : c'est un des plus grands Audiard.
Et persnne jamais ne prononca ni ne prononcera "ducon-lajoie" comme Irina.
Merci pour votre site.
Hugues Vialle (27/06/03)

Pour moi ce film est un chef - d'oeuvre. A plusieurs titres : un magnifique Lino Ventura, un merveilleux Maurice Biraud, Charles Aznavour très, mais très grand acteur, un Georges Géret fait pour le rôle, Pierre Brasseur, et puis l'incontournable Françoise Rosay et ses répliques légendaires "Achtung Môme, le Winter winter c'est de la diablerie..." "Je croyais qu't'avais raccroché, qu'tu vivais des dames, qu't'avais viré hareng.."
Il y a aussi la musique, composée, jouée et enregistrée en une nuit par Jimmy Smith, sur le même principe que celui utilisé par Miles Davis pour "Ascenseur pour l'échafaud" : Projection du film et improvisation des musiciens. Cette musique a été rééditée en CD, à posséder !!!
Gilles Valeriani (23/03/03)

Manque aussi l'excellentissime "Salut les hommes... et tant pis si je me trompe !!" L. Ventura.
Master Mind (17/10/2002)

Manque sans doute les excellent " t'as le poignet à supporter les gros modules ?" " Mais c'est vrai qu't'as changé, t'es devenu audacieux !" " ...avec X à la barre et Roucmoutte comme serre-frein, j'aurais du me douter .... etc "
Plus une autre intervention de la mamie qui fournit le matériel et qui parle de "mauvaise personne" en parlant de Georges Gerêt.
Olivier Jacquet (26/09/2002)

Un grand méconnu, mais une sorte de chef-d'oeuvre : une distribution de première, des rôles léchés, des dialogues bien ciselés (je ne suis pas très d'accord avec la sélection...). A ne louper sous aucun prétexte, il est dans le top 5 !
Raoul Volfoni (21/01/2002)