Comment Réussir dans la Vie quand on est Con et Pleurnichard
Titre : Comment Réussir dans la Vie quand on est Con et Pleurnichard
Année : 1973
Réalisateur : Michel Audiard
Scénario : Michel Audiard, Jean-Marie Poiré
d'après une idée de Fred Kassak
Acteurs : Jean Carmet (Antoine Robineau)
Stéphane Audran (Cécile)
Jean-Pierre Marielle (Gérard)
Jean Rochefort (Foisnard)
Jane Birkin (Jane)
Evelyne Buyle (Marie-Josée)
Robert Dalban (le patron du bistrot)
Daniel Prévost (le 'taulier')
Ginette Garcin (l’infirmière-chef)
Jeanne Herviale (la mère d’Antoine)
Durée : 1h30
Rating:
Note Moyenne: 10/10
Nombre de Votes: 11
Résumé :

Les tribulations d'un représentant de commerce, dont les perpétuelles lamentations ont un effet bénéfique sur ses affaires et sa vie sentimentale.

Voilà des années qu’Antoine Robineau produit un ignoble vermouth, qu’il vend de café en café. Mais les clients se raréfient et Robineau doit s’inventer des peines de coeur et se lamenter sur son sort pour attendrir les cafetiers. La méthode produisant les effets escomptés, il décide de l’appliquer à sa vie amoureuse. Non sans succès. Jane, strip-teaseuse et compagne de son ami Foisnard, ne tarde pas en effet à se prendre de tendresse pour lui. Mais voici qu’Antoine s’amourache de l’élégante Marie-Josée, hôtesse dans un palace parisien.

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Dialogues: Comment Réussir dans la Vie quand on est Con et Pleurnichard

- Présence mystérieuse, le volcan, jadis maléfique, a été domestiqué pour devenir l'ami d'l'homme... Le bienfaiteur de l'organisme... En dehors de ses fabuleuses propriétés, telles que réchauffer en hiver, rafraîchir en été, stimuler les lymphatiques et calmer les névropathes, c'est une explosion d'art et de rêve que le Roi des Vermouths offre à la méditation des poètes !... Le Vulcani ne fait pas d'réclame... Arrière, la bête hideuse !... Il fait entrer l'génie d'l'humanité dans l'foyer du consommateur... Je m'explique. Pour tout achat d'une douzaine de bouteilles de... du précieux nectar, Vulcani vous offre non seulement la Pléiade des cendriers coulés dans la lave des Îles Éoliennes, mais encore... ça !... L'aristocratie de Westminster... La robustesse de Besançon... La finition suisse... Le chic parisien...
J.Carmet

- Des artistes comme toi, ch'fous un coup d'pompe dans l'piano, il en dégringole une douzaine !
- Confidence pour confidence, des connards comme vous, ch'fous un coup d'pompe dans la télé, il en dégringole cinquante !
D.Prevost/J.Birkin

- Y'a des aristocrates et des parvenus, dans la connerie comme dans le reste...
J. Birkin

- Un minable qui vit sur sa réputation, ben, c'est comme un champion qui ne mettrait jamais son titre en jeu.
J.Birkin

- J'étais sûr que tu étais formidable... Je suis pas déçu. Tu m'a loupée comme un chef! T'as pas arreté de dire des conneries, t'as failli mettre le feu au paddock avec ta cigarette, tu portes un maillot de corps, tu gardes tes chaussettes... Y'a même ta maman. y'a tout ! T'es une synthèse...
J.Birkin

- Chaque fois que nous faisons l'amour, c'est-à-dire pratiquement vingt-quatre heures sur vingt-quatre, elle m'oblige à lui raconter ma vie, ma guerre, ma réussite... Mes succès féminins... Oh, si j'vous disais qu'hier, alors que j'venais d'assouvir ses sens, elle, inerte, sur le lit dévasté... Moi, lui racontant comment j'avais satisfait aux exigences de huit femmes dans un boxon de Mostaganem, elle m'a regardé droit dans les yeux et elle m'a dit... que j'étais une synthèse...
J.P Marielle

- Un chagrin sans neige est un bonheur sans soleil.

- Qu'il s'agisse de rasoirs, de clés de voiture ou de femmes, j'ai tout en double.
J.P Marielle

- La tête dure et la fesse molle... Le contraire de ce que j'aime.
J.P Marielle

- Si t'avais connu les samedis d'autrefois! Quand la paye tombait directement de l'usine au comptoir... Maintenant, elle passe par les pompes à essence, la paye.


Commentaires

Un grand cru, l'aristocratie des baltringues
quelqu'un pourrait il me rappeler le poeme dit par jean carmet à stephane audran? il commence comme ça:
Ce matin au bout de la croisée s'est posé un pigeon
comme je lui confiais les secrets de mon coeur
il est parti vers toi le pigeon voyageur
oh ange de douceur etends sur ma souffrance
le charme caressant de ta douce presence
 
et il se termine:
j'ai recueilli pour toi les sanglots de la nuit
dis moi oui

je vous remercie pour l'aide que vous voudrez bien m'apporter
j'ai tres envie de pouvoir dire ,enfin, en totalité ce magnifique poeme
Olivier Roux (2/08/07)

A l'aide de la cassette du film, je suis parvenu à retranscrire le poême
Malvina, préte,dumment attribué à Baudelaire, alors qu'il s'agit plus
vraisemblablement d'un faux (il n'apparraît dans aucun receuil du poète.). Voici donc Malvina, formidable pastiche de Baudelaire par Audiard, qui fait cruellement défaut à votre site.

Malvina,

Tes cheveux Malvina, ont le parfum des îles,
Mélange très subtil, chargé de sel marin.
Vaporeux souvenir, où le souffle des villes,
Épouse les ardeurs de l'amour clandestin.

Ton torse, Malvina, est un verger splendide
Dont les fruits savoureux sont trempés de soleil,
Fruits d'amour que le sol généreux de Floride
A nourri de ses sucs et teintés de vermeil.

Parfois tu prends aussi une pose enfantine,
Jouant l'étonnement ou la molle candeur.
Et riant aux éclats lorsque ma main taquine
Ton vaste sadinet ou s'éteint toute ardeur.

Témoin des doux travaux dans lesquels tu excelles,
Ton nombril garde encore son ingénuité.
Évoquant par ce trait les putain de Bruxelles,
Qu'empourprent les émois de la virginité.

Sous tes vêtements clairs, ta gorge molle ondule.
Donnant à l'amateur quelque penser malsain.
Elle frôle en passant la baguette d'Hercule,
Et je sens se durcir, le globe de ton sein.

Tes jambes, Malvina, où circule un sang calme
Montent, mais lentement, vers un ciel sombre et bas.
Douloureux paradis, qu'évente de sa palme,
Un négrito dressé pour de savants combats.

Tes appâts rebondis, aussi lourds que tes fesses,
Rapproche-les, formons un couple monstrueux.
J'aime à chercher ainsi par d'humides caresses,
Un plaisir compliqué, un coït douloureux.

Après de nombreuses vérifications, seule la ponctuation est eventuellement erronée.

J'éspère que vous apprécierez cette modeste contribution d'un authentique amateur de Baudelaire et d'Audiard, ce qui est loin d'être incompatible.
Olivier Muzerelle (28/08/2005)


1 heure et demi de pur bonheur décontracté, qui nous font oublier les catastrophes de la journée.
B. Filloleau (27/7/2005)

Carmet, marielle,Birkin...admirables
Michel Dupré (13/10/2004)

Ce film est au top, y a pas au dessus
Odette Magnin (7/08/2004)

Terrible!!!
Bertrand Offing (15/03/03)

Ce film ... c'est une synthèse!
Jean-Louis Pinchon (23/12/2002)