Archimède Le Clochard
Titre : Archimède Le Clochard
Année : 1958
Réalisateur : Gilles Grangier
Scénario : Albert Valentin
d'après une idée de Jean Gabin
Acteurs : Jean Gabin (Joseph Boutier-Blainville dit Archimède)
Darry Cowl (Arsène)
Bernard Blier (M. Pichon, le nouveau patron du café)
Noël Roquevert (Capitaine Brossard)
Julien Carette (Félix, le clochard aux chiens)
Dora Doll (Lucette Pichon)
Paul Frankeur (M. Grégoire, l'ancien patron du café)
Gaby Basset (Mme Grégoire)
Sacha Briquet (Jean-Loup, l'Anglais)
Guy Decomble (le chef de station de la RATP)
Durée : 1h23
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Rating:
Note Moyenne: 9/10
Nombre de Votes: 12
Résumé:

Chassé de l’immeuble où il avait élu domicile, un clochard cherche à se faire emprisonner pour passer l’hiver au chaud.

Archimède n'est pas un clochard ordinaire. Il est instruit, boit du muscadet au petit déjeuner et se refuse à coucher sous les ponts. Il a ainsi élu domicile dans un immeuble en construction dont les travaux ont été interrompus. Mais, un beau matin, il est réveillé par le bruit des engins : les travaux reprennent. L'hiver approchant, Archimède décide alors de passer les mauvais jours en prison.

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(publié sur le site)

Dialogues: Archimède Le Clochard
- De la possologie au veuvage, ce n'est qu'une question de gouttes !
B.Blier

- Je n'engage que des domestiques idiots, les autres me volent. Où alors, des nègres... Mais on ne trouve plus de nègres. Ils font tous la révolution ou leur licence de lettres.
J. Maillan

- Primo, Monsieur, je ne couche jamais sous les ponts, quelle que soit la saison. Secundo, à partir de Novembre, je ne connais que deux solutions convenables: la prison ou la Côte d'Azur. Ca c'est mon truc !
-Tu y es déjà allé?
- Oui Monsieur, mais je ne supportais pas la nourriture.
- C'est pas de la prison que je te parle, c'est de la Côte d'Azur.
- Moi aussi, c'est de la Côte d'Azur, je ne supporte pas l'huile d'olive.
J.Gabin / D. Cowl

- Il vaut mieux s'en aller la tête basse que les pieds devant.
P.Frankeur

- Monsieur Félix, vous allez foutre le camp ! Je n'peux pas supporter votre tronche !
- Il ne faut pas se fier à l'apparence physique des gens !
- Avec vous, si !... Vous avez la gueule de travers et la mentalité biscornue, vous êtes synchrone...
J.Gabin/J.Carrette

- Huit jours! Vous appelez ça une sentence? Moi j'appelle ça une aumône.
J.Gabin

- La liberté, c'est de faire ce que l'on veut. Y compris d'aller en prison quand on en a envie.
J.Gabin

- Cette seconde bouteille, tu la sors de la glace? C'est pas le Nautilus !

- Offres d'emploi: Pièges à bagnards.

- Pour séduire l'administration faut tuer. Mais tuer qui? Parce que ça paraît facile comme cela...Mais quand on est célibataire...
J.Gabin


Commentaires


Ce film est une merveille, un pur chef d'oeuvre. Ma scène préfèrée et la rencontre entre Gabin et Blier qui les prépare un casse patte et qu'il va avoir le foie comme une champignonnière. C'est un film qui vous redonne la pêche. A consommer sans modération.
Béatrice Wenck (29/07/2005)

Président ou clochard, pour Gabin c'est du kif, il nous régale toujours avec autant de classe. Gabin, Blier et Frankeur, ah il est mimi le triumvirat. Pour finir LA réplique du film :
Archimède (Gabin) : Il est tiède (le muscadet)
Pichon (Blier): Vous voulez de la glace?
Archimède (Gabin) : Tout corps plongé dans un liquide, subit une poussée de bas en haut égale au poids du volume deliquide déplacé. Pas de glace!
khaled Marouf-Araïbi (3/07/2005)

Une belle démonstration : le dénuement (matériel) n'exclut pas la richesse (de l'âme).
Ma scène préférée : lorsque Bernard Blier met du"Carbure" dans la gnôle d'Archimède.
Frédéric Rys (12/06/2005)

Texte et interprètation remarquable
Gwertzramor (27/07/2004)

Ma scène préférée ? quand Blier met du Mirror dans le "Tapanel supérieur de
la réserve au père Grégoire" : "Si t'en crèves pas, mort aux cocus !"
Rémi Désormière - Lyon (10/12/2003)

C'est un super film
Guy Defourneaux (03/04/03)

Du tres grand Gabin, un Paris d'antan où se profilai déja les signes du modernisme fatal. j'ai dû le voir 30 fois.
Claude Siry (17/01/2003)

Une pléade d' artistes français de la période ou le ciné était encore du cinéma Critique: rien à dire sauf domage que l'on ne produise plus des films de cette qualité divertissante.
Henri L.
(30/01/2002)